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Parallèlement aux opérations escargot, plusieurs centaines de personnes, essentiellement des commerçants de Calais ou des employés du port, vêtus de gilets jaunes de sécurité, ont commencé à former une chaîne humaine.

KEYSTONE/AP/MICHEL SPINGLER

(sda-ats)

"Jungle" surpeuplée à Calais, incidents réguliers sur les routes, impact sur l'activité économique: excédés, routiers, agriculteurs et commerçants ont bloqué des routes et manifesté lundi pour réclamer le démantèlement rapide du plus grand camp de migrants en France.

Partis des villes de Loon-Plage et de Boulogne-sur-Mer, deux cortèges de dizaines de camions et tracteurs ont rejoint la manifestation de 400 personnes pour s'immobiliser au beau milieu de l'autoroute fréquentée par les transporteurs européens pour rejoindre l'Angleterre. Les camions sont régulièrement assaillis par des migrants cherchant à y entrer et se cacher dans leur cargaison pour passer clandestinement en Grande-Bretagne.

"On ne bouge pas! On attend des réponses du gouvernement, notamment concernant la demande de zone franche et les aides aux entreprises en difficulté. Beaucoup d'entreprises ont dû s'endetter pour la sécurisation", a confié Frédéric Van Gansbeke, porte-parole du collectif des entreprises et commerces de la région de Calais.

"Cette manifestation, c'est pour crier le mécontentement, (...) vraiment le ras-le-bol de la profession" face aux "actes d'incivilité dont nous sommes victimes au quotidien", a déclaré David Sagnard, représentant local des transporteurs routiers. Il faisait référence aux nombreuses tentatives d'intrusions de migrants voulant passer à tout prix en Angleterre.

Entre 7000 et 9000 réfugiés

Lors d'un énième déplacement à Calais vendredi, le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait réaffirmé l'intention de l'Etat de démanteler la "Jungle" le "plus rapidement possible", sans donner de date. Une partie du camp a été démantelée en mars mais les migrants continuent d'affluer massivement.

Selon les autorités, ils sont aujourd'hui 6900, mais des associations évoquent plus de 9000 réfugiés, dont 900 mineurs isolés. Ils étaient entre 3500 et 5000 à la fin du démantèlement de la zone sud en mars.

Les migrants, originaires aussi bien d'Afghanistan que du Soudan ou d'Irak, arrivent dans le nord de la France dans l'espoir de traverser la Manche et rallier la Grande-Bretagne. Les derniers arrivants viennent souvent du Soudan.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé vendredi un nouveau dispositif d'aides "de manière à soutenir plus directement les entreprises qui souffrent", mais sans donner de chiffres.

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