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Les travaux sur un chantier de Porrentruy (JU), où les six ouvriers étrangers recevaient 10 euros de l'heure au lieu des 24 prévus par la convention collective, ont été stoppés. Le syndicat Unia avait dénoncé la semaine dernière ce cas de dumping salarial.

L'entreprise polonaise chargée par un promoteur immobilier bâlois de rénover cette maison classée monument historique a d'elle-même décidé d'arrêter les travaux et est rentrée en Pologne, a annoncé mercredi le syndicat Unia Transjurane.

Le syndicat et la commission paritaire avait donné à l'entreprise et au promoteur jusqu'à mercredi pour régler tous les problèmes de dumping salarial. Ils n'ont donc pas eu à intervenir sur le chantier de la maison Turberg à Porrentruy.

Subventions suspendues

Unia salue ce résultat de même que la réaction de l'Office fédéral de la culture qui a décidé de suspendre ses subventions destinées à la rénovation du bâtiment historique tant que la situation ne sera pas régularisée. L'arrêt des travaux n'absout pas l'entreprise et le propriétaire de régler les arriérés de salaire.

Unia déplore la faiblesse des mesures d'accompagnement, notamment dans le domaine des faux indépendants, un statut qu'a revendiqué l'entreprise polonaise. Si cette société n'avait pas arrêté les travaux, l'autorité cantonale n'aurait pas disposé des bases légales pour le faire malgré ce cas de dumping salarial.

ATS