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Une "extrême pauvreté" conduit au travail des enfants en Afghanistan

KEYSTONE/EPA/JALIL REZAYEE

(sda-ats)

Métallurgie, briqueteries, industrie du tapis: des enfants afghans ruinent leur santé et risquent leur vie parfois dans des emplois dangereux théoriquement interdits par la loi, mais insuffisamment contrôlés par les autorités, dénonce Human Rights Watch (HRW).

Outre ces conditions de travail dangereuses, qui occasionnent de nombreuses blessures, la moitié des enfants qui ont un emploi sont contraints d'arrêter l'école, souligne l'organisation de défense des droits humains basée à New York dans un rapport publié jeudi ("Ils supportent toutes les douleurs: Le travail dangereux des enfants en Afghanistan").

HRW accuse le gouvernement de ne "pas faire appliquer l'interdiction du travail des enfants dans les secteurs dangereux" et d'avoir "cessé ses efforts visant à revoir sa législation du travail pour la mettre en conformité avec les normes internationales".

Dès huit ans

"Les enfants travaillent ici à partir de 10 ans, parfois 8, jusqu'à ce qu'ils aient 15 ou 16 ans. Ils se réveillent à 3 heures du matin et travaillent jusqu'en soirée... Ils se plaignent de douleurs, mais que peuvent-ils faire ? Ils sont là pour gagner leur vie" a confié aux auteurs du rapport le responsable d'un four à briques, à Kaboul.

"J'ai eu les doigts coupés par les bords tranchants du métal et j'ai reçu des coups de marteau. J'ai aussi eu les doigts coincés dans la machine à couper et à cintrer" a rapporté un garçon de 13 ans également cité par HRW.

"Selon la législation afghane, les enfants de 15 à 17 ans peuvent travailler si cet emploi ne leur fait pas courir de risque, représente une forme d'apprentissage et s'il ne dépasse pas 35 heures par semaine" indique Ahmad Shuja, représentant de HRW à Kaboul.

"Personne n'est censé travailler avant 14 ans et le gouvernement a également publié une liste de travaux considérés comme dangereux pour les enfants à tout âge", ajoute-t-il.

Extrême pauvreté

Mais HRW reconnaît aussi qu'une "extrême pauvreté" conduit au travail des enfants en Afghanistan, l'un des pays les plus pauvres au monde où sévissent "le manque de terres, l'illettrisme, un taux de chômage élevé (40% début 2016) et la poursuite du conflit armé dans une grande partie du pays".

"L'éradication du travail des enfants en Afghanistan n'est pas réalisable tant qu'une pauvreté extrême subsistera. Mais le gouvernement et ses bailleurs de fonds peuvent prendre des mesures pour protéger les enfants (travaillant dans) des conditions particulièrement dangereuses ou malsaines", conclut le rapport, en renforçant le nombre d'inspecteurs du travail et en élaborant des normes et réglementations appropriées.

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ATS