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Aucun groupe n'a pour l'instant revendiqué cette attaque, qui intervient au premier jour de la fête musulmane de l'Aïd.

KEYSTONE/AP/RAHMAT GUL

(sda-ats)

De nombreuses roquettes ont été tirées sur Kaboul et des combats se déroulaient dans la ville mardi matin. L'Afghanistan attend encore une réponse des talibans à l'offre de cessez-le-feu du président Ashraf Ghani.

Au moins une dizaine de roquettes sont tombées sur la capitale, a compté un journaliste de l'AFP. Un autre reporter a vu des hélicoptères militaires tirer à proximité d'une mosquée de la vieille ville de Kaboul, ainsi qu'une forte présence sécuritaire près du stade de la capitale.

"Un groupe de terroristes a pris le contrôle d'un bâtiment de Reka Khana (vieille ville) et tiré plusieurs roquettes en direction de Kaboul", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Najib Danish. "Deux personnes ont été blessées. Les forces de sécurité sont en train de combattre les terroristes", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de la police de Kaboul Hashmat Stanikzai a confirmé des combats en cours près de la mosquée, sans toutefois pouvoir communiquer de bilan. "La police a bouclé la zone", a-t-il affirmé. Aucun groupe n'a pour l'instant revendiqué cette attaque, qui intervient au premier jour de la fête musulmane de l'Aïd.

Offre de cessez-le-feu

L'Afghanistan attendait toujours mardi la réponse des talibans à une offre de cessez-le-feu de trois mois faite dimanche soir par le président Ghani.

L'administration afghane a supprimé "tous les obstacles" à la paix, avait-il affirmé, "exhortant" les talibans "à se préparer à des discussions de paix basées sur les valeurs et principes islamiques". Le groupe Etat islamique, très actif sur Kaboul, n'avait toutefois pas été mentionné par Ashraf Ghani.

Quelques heures après l'intervention du chef de l'Etat afghan, les insurgés avaient fait savoir qu'ils libèreraient lundi des "centaines" de prisonniers "pour qu'ils puissent passer l'Aïd" el-kébir, qui démarre cette semaine, "avec leurs familles et amis".

Il était toutefois difficile de savoir à quels détenus se référaient les talibans qui n'ont depuis lors pas communiqué sur le cessez-le-feu.

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ATS