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Les dégâts occasionnés par l'explosion de samedi au centre de Kaboul

KEYSTONE/AP/RAHMAT GUL

(sda-ats)

Le désespoir et la peur prédominaient à Kaboul dimanche, au lendemain de l'explosion qui a fait selon un nouveau bilan 103 morts et 235 blessés dans le centre-ville. Les services de sécurité ont prévenu que d'autres attaques pourraient se produire.

Ce nouveau bilan de l'attentat à l'ambulance piégée a été annoncé dimanche par le ministre afghan de l'Intérieur, Wais Barmak. "De nombreux blessés sont décédés depuis leur transfert à l'hôpital", a précisé le ministre lors d'une conférence de presse. Beaucoup de policiers figurent parmi les victimes, selon cette source.

Une ambulance piégée a explosé samedi dans une rue bondée du centre de la capitale, laissant place aux interrogations et à la peur chez les habitants. "Comment pouvons-nous vivre ainsi ? Où pouvons-nous aller ?", s'interroge un commerçant dont la boutique est située près du lieu de l'explosion. "Il n'y a aucune sécurité, nous n'avons pas de vrai gouvernement. Que devons-nous faire ?", se questionne-t-il.

Cet attentat revendiqué par les taliban est le plus meurtrier depuis une attaque au camion piégé près de l'ambassade allemande qui avait fait 150 morts au mois de mai dernier.

La semaine dernière, une autre attaque, elle aussi revendiquée par les taliban, avait fait 20 morts à l'hôtel Intercontinental de Kaboul. Un bureau de l'organisation humanitaire Save the Children, à Jalalabad, a aussi été attaqué.

Le niveau d'alerte restait à son plus haut niveau dimanche à Kaboul où la présence policière aux barrages a été renforcée. La présidence a décrété "une journée de deuil national" appelant les bâtiments publics et les légations étrangères à amener les drapeaux et annoncé une journée chômée pour Kaboul lundi "pour s'occuper des blessés".

Zone protégée

Malgré un renforcement des contrôles depuis l'attaque de mai dernier, l'ambulance a réussi samedi à passer les check-points, sans difficulté semble-t-il.

Donald Trump, qui a envoyé l'année dernière des troupes américaines supplémentaires en Afghanistan et ordonné davantage de frappes aériennes, a condamné l'attentat et dit qu'il "renforçait notre détermination ainsi que celle de nos partenaires afghans".

Ce dernier attentat est à mettre en regard des déclarations du président afghan Ashraf Ghani et de ses alliés américains, qui estiment, grâce à leur nouvelle stratégie militaire plus offensive, être parvenus à chasser les taliban des grands centres provinciaux.

Récemment venue en visite à Kaboul, l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Nikki Haley, a assuré que cette stratégie était efficace et qu'elle encouragerait les insurgés à entamer des négociations de paix.

Capacité d'action intacte

Mais les taliban nient cependant être affaiblis par la stratégie des Etats-Unis et affirment qu'ils accepteront de prendre part à des négociations seulement quand les troupes internationales auront quitté l'Afghanistan.

Cette dernière attaque, dans l'une des zones de la ville les mieux protégées, à proximité des ambassades étrangères et des immeubles gouvernementaux, montre que la capacité d'action des insurgés islamistes demeure intacte.

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ATS