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L'ex-diplomate suisse Thomas Borer aurait proposé au gouvernement kazakh des informations confidentielles provenant du Ministère public de la Confédération (MPC), a révélé mercredi dernier la "NZZ". Le MPC veut faire la lumière sur ces allégations.

"Le procureur de la Confédération est en train de mener des investigations internes pour établir les éventuels faits", a dit le MPC, confirmant une information publiée vendredi par la "Neue Zürcher Zeitung". Si des soupçons concrets interviennent, le procureur "agira sans équivoque et transmettra les requêtes nécessaires aux autorités de surveillance du MPC".

Il faut maintenant surtout examiner les mesures immédiates à prendre pour éviter les risques de collusion inhérents aux faits présumés.

Thomas Borer représente les intérêts du gouvernement kazakh en Suisse. Dans la "Basler Zeitung" de vendredi, il explique son mandat: "je conseille le ministère kazakh de la justice dans sa collaboration avec les autorités suisses en lien avec les procédures pénales contre des personnes qui ont fraudé des milliards au Kazakhstan et ont blanchi en Suisse une partie de ces sommes".

Reproche réfuté

M. Borer réfute le reproche selon lequel il aurait, dans le cadre de ce mandat, incité un collaborateur du MPC à violer le secret de fonction. Il a toujours agi dans le respect du cadre légal, a-t-il affirmé mercredi à la radio publique alémanique SRF.

En tant que diplomate et lobbyiste, il n'a jamais trahi de secret, a-t-il précisé à la "Basler Zeitung". "Je n'incite non plus aucun fonctionnaire à le faire". De la même façon qu'un avocat, il a accès à certains documents. Il transmet ensuite ces documents à ses clients.

"Respecté strictement les lois"

Dans une prise de position diffusée vendredi, Thomas Borer salue vivement le fait que le MPC mène des investigations sur une possible violation du secret de fonction. Il se dit convaincu qu'il sera rapidement établi "que dans cette affaire, toutes les personnes concernées ont respecté strictement les lois". Selon lui, les spéculations émises s'évaporeront.

Il a ensuite indiqué que le Kazakhstan renonce à demander à la Suisse l'extradition de l'ex-ministre kazakh Victor Khrapunov. Le Ministère public de cet Etat d'Asie centrale préfère choisir la délégation de la poursuite pénale. La balle est désormais dans le camp des autorités helvétiques.

Le Kazakhstan soutient le fait que les autorités et la justice suisse prennent en main l'affaire, souligne Thomas Borer vendredi dans un communiqué.

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ATS