Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le ministre kényan de la Sécurité intérieure George Saitoti a été tué dimanche dans l'accident près de Nairobi de l'hélicoptère à bord duquel il venait de quitter la capitale kényane, a annoncé le vice-président Stephen Kalonzo Musyoka. M. Saitoti était candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2013.

"Nous avons malheureusement perdu M. Saitoti (66 ans) et le ministre délégué Orwa Ojode", a déclaré à la presse le vice-président, qui venait d'arriver sur les lieux de l'accident, dans une forêt près de Nairobi. Parmi les victimes se trouvent également les deux pilotes de l'appareil et les deux gardes du corps des responsables gouvernementaux, a ajouté M. Musyoka.

Le vice-président kényan n'a fait aucun commentaire sur la cause possible de l'accident. L'appareil, un hélicoptère de police muni de petites ailes fixes de la société Eurocopter, s'est écrasé à 08h30 locales (07h30 en Suisse) dans la forêt de Kibiku.

Le Kenya a subi ces derniers mois une série d'attentats, attribués systématiquement aux islamistes somaliens shebab, et en tant que ministre de la Sécurité intérieure, M. Saitoti était impliqué dans les mesures de sécurité prises à l'encontre de ces derniers. Mais rien à ce stade ne permet d'accréditer la thèse d'un attentat plutôt que celle d'un accident.

Identification immédiate impossible

L'armée kényane est entrée en octobre dernier en Somalie, où elle mène depuis, conjointement aux forces militaires d'autres puissances régionales, des opérations pour déloger les islamistes shebab de leurs bastions du sud et du centre de ce pays livré à la guerre civile depuis plus de 20 ans.

Les corps des occupants de l'appareil ont été brûlés au point d'empêcher toute identification immédiate, ont rapporté des officiers de police sur place. Un journaliste de l'AFP présent sur les lieux a vu les corps calcinés de six personnes sortis des décombres de l'appareil, dont les débris étaient dispersés sur plusieurs dizaines de mètres dans une zone forestière.

ATS