Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le jeune homme résidant en Suisse arrêté le mois dernier au Kenya pour ses liens présumés avec les insurgés islamistes somaliens shebab a été inculpé mercredi par un tribunal de la capitale kényane Nairobi. Une prochaine audience est prévue le 2 juillet.

"Le 11 mai 2012, ou avant, vous avez été impliqué dans des activités criminelles organisées, en tant que membre des shebab, un groupe criminel interdit," indique l'acte d'accusation du jeune homme. Selon le quotidien alémanique "Blick", ce dernier serait un habitant de Bienne âgé de 19 ans.

L'accusé avait été arrêté le mois dernier à Nairobi, dans le quartier de Eastleigh, essentiellement habité par des Kényans d'origine somalienne, selon la police.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé à l'ats qu'il avait pris connaissance de son inculpation et qu'il était en contact avec les autorités locales. Le jeune homme possède le statut de réfugié et bénéficie, par conséquent, de la protection consulaire de la Suisse. Des contacts à cet effet ont été établis avec les autorités kenyanes, a précisé le DFAE.

Le jeune homme se trouvait au Kenya depuis le mois de février, selon le "Blick". Il aurait été en contact avec les shebab, un groupe islamiste récemment intégré à Al-Qaïda, et serait soupçonné d'avoir intégré un camp de formation des jeunesses djihadistes de la milice.

Baiser aux caméras

Mercredi devant le tribunal, l'accusé a d'abord tenté de se cacher des photographes et caméramans, avant de leur découvrir son visage, pour leur sourire longuement et leur envoyer un baiser. Selon son avocate, Edna Khaemba, la prochaine audience se tiendra le 2 juillet.

Plusieurs Européens, dont un Britannique jugé dans la ville côtière de Mombasa, ont été arrêtés ces derniers mois au Kenya, soupçonnés de participation à la préparation d'attentats ou de liens avec les islamistes shebab. Plusieurs autres sont recherchés par la police kényane.

Deux Allemands sont ainsi en fuite, tout comme une Britannique, veuve d'un des kamikazes des attentats qui avaient fait 52 morts à Londres en 2005.

ATS