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Le secrétaire d'État américain John Kerry a estimé samedi à Londres que le calendrier de départ du président syrien Bachar al-Assad restait à établir. Mais il a réitéré qu'il devait partir de la tête de la Syrie.

"Cela fait un an et demi que nous disons qu'Assad doit partir mais le calendrier et les modalités doivent être décidés dans le cadre du processus de Genève", a déclaré John Kerry après une rencontre avec son homologue britannique Philip Hammond.

"Cela n'a pas besoin d'être dès le premier jour, ni le premier mois. Il y a un processus selon lequel toutes les parties doivent se retrouver et conclure un accord sur comment cela peut être obtenu", a-t-il encore ajouté.

"Nous sommes complètement d'accord avec cela", a de son côté affirmé Philip Hammond. "Assad doit partir, il ne peut pas faire partie de l'avenir à long terme de la Syrie mais les modalités et le calendrier doivent faire partie d'une discussion sur une solution politique qui nous permette d'avancer et d'éviter davantage de souffrances humanitaires".

Discussion militaire entre Etats-Unis et Russie

"Nous sommes prêts à négocier", a poursuivi le secrétaire d'État américain.

Le secrétaire d'État américain s'est par contre réjoui de la volonté russe de concentrer ses efforts sur le combat contre l'organisation de l'État islamique (EI) en Syrie, au lendemain de l'annonce de l'ouverture de discussions militaires entre les États-Unis et la Russie.

"Nous nous en félicitons et nous sommes prêts à essayer de trouver les moyens d'éliminer l'EI le plus rapidement et le plus efficacement possible", a déclaré John Kerry.

Bombardements syriens

Les ministres de la Défense américain et russe, qui n'avaient encore jamais eu de contact direct depuis l'arrivée d'Ashton Carter en février, se sont parlé vendredi sur la Syrie et ont convenu de poursuivre ces discussions à l'avenir.

Washington s'alarme depuis des semaines du renforcement de l'aide russe au régime du président Bachar al-Assad, alors que les Américains pilotent depuis un an une coalition internationale contre le groupe EI.

Ces deux derniers jours, l'aviation syrienne a intensifié ses raids contre les fiefs de l'EI. Elle a réalisé vendredi 25 frappes aériennes sur le secteur de Palmyre, tenu par les islamistes, qui ont fait selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche des opposants au régime de Bachar al-Assad, au moins 26 tués, dont 12 combattants de l'EI.

Plusieurs tirs

La veille, l'aviation du régime avait frappé à au moins douze reprises Raqa et ses environs, fief de l'EI, faisant au moins 18 tués parmi les civils et les djihadistes.

Par ailleurs, une coalition regroupant des rebelles islamistes et la branche syrienne d'Al-Qaïda a mené cinq attentats-suicide à la voiture piégée contre des positions d'une milice prorégime à la périphérie des villages chiites de Foua et Kafraya, assiégés depuis deux ans par les rebelles, encore selon l'OSDH.

Plus de 250 roquettes se sont abattues sur ces localités, les seules positions encore aux mains du régime dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays. De violents combats ont aussi eu lieu près du village de Foua.

ATS