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Kerry et Zarif engagés à Vienne dans une négociation "très dure"

Ce contenu a été publié le 14 juillet 2014 - 19:19
(Keystone-ATS)

John Kerry a de nouveau rencontré à Vienne son homologue iranien Mohammad Javad Zarif pour tenter de débloquer les discussions sur le nucléaire. Le secrétaire d'Etat américain a admis que la négociation était "très dure".

"Nous sommes au milieu de pourparlers sur la prolifération nucléaire et pour freiner le programme de l'Iran, et je peux vous dire que c'est une négociation très dure", a déclaré M. Kerry à son équipe de l'ambassade américaine à Vienne.

Il avait eu dans la matinée une discussion de près de deux heures avec Mohammad Javad Zarif mais s'est borné à déclarer à la presse à l'issue de cette rencontre: "nous travaillons très dur".

Jusqu'au 20 juillet

Le secrétaire d'Etat américain est depuis dimanche dans la capitale autrichienne pour tenter de débloquer les négociations avec l'Iran à l'approche de la date butoir du 20 juillet, censée marquer la conclusion d'un accord définitif sur le programme nucléaire iranien.

De retour d'une tournée en Chine et en Afghanistan, M. Kerry a fait cette étape viennoise pour exhorter les négociateurs iraniens à faire "des choix cruciaux", a rappelé un haut responsable du Département d'Etat.

Toutefois, selon les médias égyptiens, M. Kerry est attendu mardi en Egypte pour discuter d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas palestinien dans la bande de Gaza.

Garanties réclamées

Le principal point d'achoppement de la négociation porte sur la capacité d'enrichissement d'uranium que réclame l'Iran. Enrichi à un niveau élevé, l'uranium peut servir à fabriquer la bombe atomique. A un faible degré, il sert de combustible aux centrales nucléaires pour la production d'électricité.

Or la communauté internationale soupçonne Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique, ce que nie l'Iran qui assure que son programme nucléaire est à vocation strictement civile. Les grandes puissances réclament de fermes garanties sur la nature du programme iranien en échange d'une levée des sanctions qui asphyxient l'économie du pays.

Un accord intérimaire conclu en novembre 2013 à Genève a permis un gel du programme iranien contre une levée très limitée des sanctions. Cet accord d'étape, valide six mois, est censé avoir abouti à un accord définitif au 20 juillet. Les discussions peuvent cependant être reconduites avec l'accord des deux parties.

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