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Khartoum exige une enquête sur l'"assassinat" de ses ressortissants

Ce contenu a été publié le 24 avril 2014 - 14:56
(Keystone-ATS)

Le Soudan a demandé jeudi qu'une enquête soit menée sur l'"assassinat" de ses ressortissants au Soudan du Sud, où l'ONU a accusé les rebelles d'avoir tué des centaines de civils. Washington et Paris se sont eux prononcés pour des sanctions de l'ONU à l'encontre des responsables d'exactions.

Le ministère soudanais des Affaires étrangères "condamne l'assassinat de citoyens soudanais à Bentiu et demande qu'une enquête soit menée d'urgence", a indiqué l'agence officielle SUNA. Le nombre de victimes soudanaises n'a pas été établi avec précision. "Disons des dizaines", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère, précisant que Khartoum était en contact avec l'ONU.

La Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss) a affirmé lundi que des centaines de personnes ont été tuées par des rebelles "dans des assassinats ciblés" après la prise de Bentiu, la capitale de l'Etat de l'Unité riche en pétrole. Les victimes seraient aussi bien des Sud-Soudanais que des Soudanais - certains de la région du Darfour.

Un million de déplacés

Les rebelles ont rejeté ces accusations, les qualifiant de "propagande bon marché". Cette tuerie semble être l'un des plus amples massacres rapportés depuis le début du conflit, qui a chassé de chez eux plus d'un million de Sud-Soudanais.

Les combats qui opposent depuis la mi-décembre les troupes loyales au président sud-soudanais Salva Kiir à celles fidèles à son ancien vice-président Riek Machar, se sont accompagnés d'exactions et de massacres de civils, sur des critères ethniques, imputables aux deux camps.

Sanctions exigées

Le Conseil de sécurité a mené des consultations à huis clos à ce sujet mercredi. "Nous voulons que le Conseil envisage un régime de sanctions", a déclaré à cette occasion l'ambassadrice américaine Samantha Power, citée par des diplomates.

Le Conseil de sécurité n'a annoncé pour l'instant aucune décision. Sa présidente, l'ambassadrice du Nigeria Joy Ogwu, a souligné à l'issue des consultations que "le Conseil était uni et déterminé à faire que (ces exactions) ne se produisent plus".

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