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Khashoggi: Londres, Paris et Berlin réclament une enquête crédible

Un agent de sécurité surveille l'entrée du consulat saoudien à Istanbul. Jamal Khashoggi s'y était rendu le 2 octobre. Il n'a plus été revu depuis.

KEYSTONE/AP/PETROS GIANNAKOURIS

(sda-ats)

Londres, Paris et Berlin ont publié dimanche une déclaration commune adressée aux autorités saoudiennes demandant à ce que "la lumière soit faite" sur la disparition, survenue le 2 octobre, du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

"Défendre la liberté d'expression et une presse libre, et assurer la protection des journalistes sont des priorités essentielles pour l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France", ont déclaré dans un communiqué commun les ministres des Affaires étrangères des trois pays, Heiko Mass, Jeremy Hunt et Jean-Yves le Drian.

"Dans cet esprit, la lumière doit être faite sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi", ont exigé les trois dirigeants, qui réclament une "enquête crédible" pour, "le cas échéant, identifier les responsables" et "s'assurer qu'ils rendent des comptes".

Jamal Khashoggi, critique du prince héritier Mohammed ben Salmane et qui collaborait notamment avec le Washington Post, s'était rendu le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul, ayant besoin d'un document nécessaire à son futur mariage. Il n'a plus été revu depuis par sa famille. Selon sa fiancée, il devait fêter ses 60 ans samedi au bord du Bosphore.

Quatre jours plus tard, des responsables turcs cités par les médias ont affirmé qu'il avait été tué dans ce bâtiment. Des allégations aussitôt qualifiées d'"infondées" par l'Arabie saoudite.

Riyad dément toute implication

Plus tôt dimanche, l'Arabie Saoudite, qui dément catégoriquement toute implication dans l'éventuel meurtre du journaliste, a promis des représailles si des sanctions étaient prises à son encontre. Jeudi, Jeremy Hunt avait déjà prévenu les autorités saoudiennes qu'elles s'exposaient à de "graves conséquences" en cas de responsabilité dans cette disparition.

"Les faits sont graves" avait commenté le président français Emmanuel Macron vendredi, qui avait jugé "inquiétants" les "premiers éléments" de l'affaire. Samedi, le président américain Donald Trump avait promis "un châtiment sévère" contre le royaume saoudien si celui-ci était impliqué.

Cette disparition au retentissement planétaire pourrait avoir un impact significatif sur le programme de réformes, notamment économiques, mises en avant par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Dimanche, la Bourse de Riyad a accusé une baisse de plus de 7%, face aux possibles répercussions de l'affaire.

Projets gelés

Alors que les investisseurs s'enthousiasmaient encore il y a quelques semaines des pharaoniques projets économiques du prince héritier Mohammed ben Salmane, dit "MBS", l'affaire Khashoggi semble en avoir refroidi certains. Le milliardaire britannique Richard Branson a annoncé geler plusieurs projets dans le royaume.

Autre contrecoup de l'affaire Khashoggi, plusieurs partenaires prestigieux ont annoncé ne plus participer au "Davos du désert", la deuxième édition de la conférence "Future Investment Initiative", qui doit se tenir du 23 au 25 octobre à Ryad. Cher à "MBS", l'événement est boudé notamment par des médias, comme le Financial Times, The New York Times et The Economist, mais aussi le patron d'Uber.

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