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L'Ukraine et les Etats-Unis ont lancé lundi de vastes manoeuvres dans l'ouest de l'Ukraine censées montrer le soutien international à l'opération militaire menée par Kiev dans l'est séparatiste. Seize autres pays y participent. Moscou a réagi avec fermeté.

Au son de l'hymne des Etats-Unis, deux soldats américains ont hissé leur drapeau national dans le stade de l'immense terrain militaire ukrainien de Iavoriv, près de la frontière polonaise. Deux soldats ukrainiens ont ensuite hissé un drapeau ukrainien lors d'une cérémonie du lancement des manoeuvres du nom de "Rapid Trident". Celles-ci sont supposées durer jusqu'au 31 juillet.

Les commandants ukrainien et américain ont passé en revue environ 2000 militaires qui les ont salués dans leur langue. Des chars participent aux manoeuvres et des hélicoptères américains survoleront la zone, au risque de provoquer l'ire de la Russie.

Garantir la stabilité

Prennent part aux exercices 675 militaires ukrainiens, dont plusieurs ayant combattu dans la zone du conflit dans l'est et qui "vont partager leur expérience avec leurs camarades ukrainiens et des autres pays", a souligné le colonel Olexandre Sivak, commandant ukrainien.

Pour son homologue américain, le colonel Alfred Renzi, qui aura sous ses ordres 562 Gi's, les militaires des 18 pays (Ukraine, Azerbaïdjan, Bulgarie, Canada, Estonie, Géorgie, Allemagne, Grande-Bretagne, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Norvège, Pologne, Roumanie, Serbie, Espagne, Turquie, Etats-Unis) vont pendant deux semaines "coopérer comme une force unifiée pour garantir la stabilité dans une région".

Gardiens sans peur

"Les manoeuvres unissent pour la première fois 18 pays, cela montre un large soutien dont bénéficie l'Ukraine dans sa lutte pour sa liberté et la souveraineté", a déclaré le colonel Sivak. Les exercices se déroulent au moment où les troupes ukrainiennes combattent la rébellion séparatiste prorusse dans l'est dans un conflit qui a déjà fait plus de 6500 morts en quinze mois.

Fin avril, 300 parachutistes américains ont été déjà déployés pour plusieurs mois dans l'ouest de l'Ukraine (nom de l'opération: Fearless Guardian - Gardien sans peur) afin d'y entraîner 900 soldats de la Garde nationale ukrainienne devant combattre les rebelles, le tout à la demande de Kiev.

L'armée ukrainienne a par ailleurs annoncé lundi d'autres exercices militaires à l'autre bout du pays, près de Marioupol, port stratégique sur la mer d'Azov et dernière grande ville dans la zone du conflit sous contrôle du gouvernement ukrainien. Des tirs d'artillerie vont retentir dans le secteur pendant quelques jours, a prévenu l'armée ukrainienne, sans donner davantage de précisions.

Moscou réagit vertement

"De telles actions, qui alimentent les sentiments revanchards du'parti de la guerre' à Kiev sont à même de provoquer une rupture des progrès apparents du processus de paix" avec les rebelles de l'Est, a déclaré en fin de journée la diplomatie russe. Celle-ci a dénoncé de "possibles conséquences explosives" de tels exercices.

Ces manoeuvres "constituent une démonstration évidente de la direction provocatrice prise par l'Otan par son soutien inconditionnel à la politique des autorités actuelles à Kiev", a poursuivi le ministère des affaires étrangères dans une déclaration.

La marine russe parade

La Russie prépare de son côté une démonstration de force dimanche à Sébastopol, en Crimée, péninsule ukrainienne annexée l'an dernier par la Russie. "Après une longue pause", la frégate Ladny va tirer des roquettes près de la côte à l'occasion d'un défilé pour la journée de la Marine russe célébrée ce jour-là. Plus de 30 navires et autant d'avions et d'hélicoptères y participeront, a précisé lundi un porte-parole de la flotte russe Viatcheslav Troukhatchev.

La Russie a annexé la Crimée en mars 2014 après le soulèvement populaire du Maïdan à Kiev réprimé dans le sang et qui a entraîné la chute du régime du président prorusse Viktor Ianoukovitch. Un mois après éclatait la rébellion séparatiste dans l'est de l'Ukraine.

ATS