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Kim Jong-Nam était pour le journaliste japonais un "intellectuel" doté d'humour qui disait aimer "boire de l'alcool et chanter avec des Coréens du Sud et des Japonais ordinaires" et espérer "qu'un jour les murs tomberaient à travers le monde" (archives).

KEYSTONE/AP/SHIZUO KAMBAYASHI

(sda-ats)

Kim Jong-Nam était partisan de réformes dans son pays et avait le courage d'exprimer ses opinions, a affirmé vendredi un journaliste japonais auteur d'un livre à son sujet. Le demi-frère en disgrâce du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a été tué lundi en Malaisie.

Le journaliste du Tokyo Shimbun Yoji Gomi dit avoir eu des échanges fréquents avec Kim Jong-Nam. Ce dernier lui aurait confié ne jamais avoir rencontré son demi-frère.

"Il disait que la Corée du Nord n'aurait une chance de survivre qu'en menant une série de réformes et mesures de libéralisation comme l'avait fait la Chine", a déclaré M. Gomi. "Il disait que le pouvoir ne devait pas être héréditaire, que cela ne convenait pas à une société socialiste et que le dirigeant devait être choisi par un processus démocratique".

Kim était pour M. Gomi un "intellectuel" doté d'humour qui disait aimer "boire de l'alcool et chanter avec des Coréens du Sud et des Japonais ordinaires" et espérer "qu'un jour les murs tomberaient à travers le monde".

Corps gardé en Malaisie

Plus tôt dans la journée, la Malaisie a annoncé qu'elle ne remettra pas le corps de Kim Jong-Nam à la Corée du Nord tant que la famille n'aura pas fourni des échantillons ADN, malgré une requête de Pyongyang. "La Corée du Nord a adressé une demande pour la restitution du corps, mais avant de le remettre, nous avons besoin d'identifier le corps", a déclaré Abdul Samah Mat, chef de la police de l'Etat de Selangor.

Des médecins-légistes malaisiens effectuaient vendredi des analyses à partir d'échantillons du défunt. Ils veulent déterminer la substance toxique qui a apparemment été aspergée sur son visage au moment où il s'apprêtait à prendre un avion à l'aéroport international de Kuala Lumpur. Des diplomates nord-coréens se sont opposés à l'autopsie, selon des responsables malaisiens.

Suspectes interrogées

La police interrogeait de son côté deux suspectes, l'une détentrice d'un passeport vietnamien, l'autre d'un passeport indonésien, ainsi que le petit ami de cette dernière, un Malaisien.

Kim Jong-Nam, 45 ans, avait été attaqué lundi par deux femmes qui lui auraient jeté un liquide au visage dans le hall de départ de l'aéroport. Il devait y embarquer pour Macao, région administrative de Chine où il a passé de nombreuses années en exil. L'homme s'est ensuite plaint de maux de tête et hurlait de douleurs avant de succomber pendant son transfert à l'hôpital.

La Corée du Sud a pointé du doigt son voisin du Nord. Elle a cité un "ordre permanent" du dictateur Kim Jong-Un pour éliminer son demi-frère, et une tentative d'assassinat manquée en 2012, après que Kim Jong-Nam a critiqué le régime le plus fermé au monde.

Pyongyang n'a fait aucune déclaration concernant cet homicide. Les célébrations jeudi pour l'anniversaire de la naissance de Kim Jong-Il, le défunt père des deux Kim, se sont déroulées dans la capitale sans la moindre allusion à l'assassinat.

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ATS