Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'ancien Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj a à nouveau été acquitté jeudi par le TPI de crimes commis lors de la guerre d'indépendance du Kosovo (1998-1999). Accueillie par des cris de joie à Pristina, cette décision fâche Belgrade et pourrait mettre à mal la réconciliation entre la Serbie et son ancienne province.

Estimant que les témoins de l'accusation n'étaient pas assez fiables, le juge du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI) Bakone Justice Moloto a ordonné lors de ce second procès en première instance la libération définitive de M. Haradinaj, qui était en liberté provisoire au Kosovo depuis mai.

Le verdict a été accueilli par une clameur dans la galerie du public du TPI, où se trouvaient des supporters et membres de la famille de Ramush Haradinaj, 44 ans, ex-dirigeant de l'Armée de libération du Kosovo (UCK), considéré comme un héros dans son pays.

Future candidature

A Pristina, où le jugement a été suivi en direct sur des écrans géants, la rumeur assure que l'ancien accusé sera candidat au poste de Premier ministre une fois rentré dans cette ville. Plus haut responsable kosovar jamais poursuivi par le TPI, M. Haradinaj avait déjà été brièvement Premier ministre en 2004-2005 avant de se livrer volontairement au tribunal.

L'homme du jour est arrivé jeudi en début de soirée à Pristina où il a été accueilli avec les honneurs militaires par le chef du gouvernement, Hashim Thaçi. "Je vous garantis que nous allons oeuvrer avec vous tous pour faire face aux défis et parvenir à de nouvelles victoires", a déclaré M. Haradinaj devant ses partisans.

Ses deux co-accusés, Idriz Balaj, 41 ans, commandant spécial des "Aigles noirs" au sein de l'UCK, et Lahi Brahimaj, 42 ans, un autre ex-responsable de l'UCK, ont eux aussi été acquittés de meurtres et tortures, commis principalement contre des Serbes.

Belgarde accuse

Cet acquittement est en revanche vu comme une nouvelle gifle par Belgrade après celui récemment en appel du général croate Ante Gotovina devant le même TPI à la mi-novembre.

Ramush Haradinaj est considéré en Serbie comme un des pires criminels de guerre du conflit au Kosovo. Le conseiller juridique du président serbe avait mis en garde avant le jugement contre le fait qu'un acquittement pourrait compromettre le processus de réconciliation.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS