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Les Serbes du nord du Kosovo disaient "non" à l'autorité du gouvernement kosovar albanais mardi lors d'un référendum. Ils dénonçaient les concessions faites, selon eux, par Belgrade au profit du Kosovo indépendant sous la pression de l'Union européenne.

Plus de 3000 électeurs du nord, où les Serbes représentent la majorité écrasante, étaient appelés à répondre à la question: "Acceptez-vous les institutions de la prétendue république du Kosovo installée à Pristina"?

Ce scrutin dont le résultat ne fait aucun doute n'aura aucune conséquence juridique, le représentant spécial de l'UE au Kosovo, Pieter Feith, estimant qu'il s'agissait "plutôt d'un sondage d'opinion".

Indépendance non reconnue

Les Serbes du Kosovo, de même que la Serbie, ne reconnaissent pas l'indépendance proclamée par la majorité albanaise le 17 février 2008. Ils reprochent à Belgrade d'avoir accepté en mars dernier des pourparlers avec Pristina, parrainés par Bruxelles, tout comme d'avoir conclu plusieurs accords avec le gouvernement kosovar, "illégitime" selon eux.

Sur les quelque 2 millions d'habitants du Kosovo, il y a actuellement environ 120'000 Serbes, dont plus de 40'000 dans le nord adossé à la Serbie. Ceux du sud, vivant dans des enclaves entourées par la majorité albanaise, ne participent pas au scrutin.

ATS