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La réduction des émissions de CO2 par kilomètre est contrebalancée par l'augmentation de nombre de kilomètres (archives).

KEYSTONE/URS FLUEELER

(sda-ats)

En 2016, les émissions de gaz à effet de serre en Suisse se sont élevées à 48,3 millions de tonnes d'équivalents CO2. Cela représente une augmentation de 0,4 million de tonnes par rapport à 2015, selon l'inventaire de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Les basses températures durant la mauvaise saison seraient principalement responsables de cette augmentation, selon un communiqué de l'OFEV publié vendredi. En période de chauffage, les grands froids impliquent une consommation d'énergie plus élevée.

Cette dernière hausse mise à part, plusieurs secteurs ont enregistré des diminutions au cours du dernier quart de siècle. L'inventaire suisse des gaz à effet de serre pour les années 1990 à 2016 dresse un tableau complet de cette évolution. Il a été remis vendredi au Secrétariat de l'ONU sur les changements climatiques.

Part déterminante des combustibles fossiles

Dans le secteur du bâtiment, la diminution se monte à 23% par rapport à 1990. Les émissions des bâtiments affichent une tendance à la baisse depuis 2005. Elles sont toutefois sujettes à de fortes fluctuations annuelles, liées aux conditions météorologiques.

Ainsi l'augmentation de 3,6% enregistrée entre 2015 et 2016 s'expliquerait par les rigueurs de l'hiver. Mais ces variations pointent en particulier le fait que ce secteur dépend encore beaucoup des combustibles fossiles, relève le communiqué de l'OFEV.

Les émissions du secteur de l'industrie accusent également une diminution de 16% par rapport à 1990. Elles se chiffraient à 10,9 millions de tonnes en 2016. La réduction des émissions causées par le raffinage du pétrole permet de compenser la hausse des émissions dues à l'incinération des déchets et de la production de chaleur à distance, indique l'OFEV.

Moins de CO2 mais plus de kilomètres

Mauvais élève, le secteur des transports a enregistré une hausse de 3% au cours de ces 26 dernières années. Jusqu'en 2008, l'augmentation s'est poursuivie à un rythme soutenu et atteignait même 13%. Depuis, la réduction des émissions de CO2 par kilomètre parcouru a permis de faire baisser ces chiffres. Mais cette diminution est néanmoins contrebalancée par l'augmentation du nombre de kilomètres effectués.

En 2016, les émissions liées aux transports représentaient 15,3 millions de tonnes d'équivalent CO2, soit 3% de plus par rapport à 1990. Parallèlement, l'adjonction de biocarburant aux carburants fossiles a considérablement augmenté pour atteindre une part de 1,5% en 2016, indique l'OFEV.

Agriculture stable

Les émissions dues à l'agriculture sont quant à elles demeurées stables depuis le début du siècle. Elles s'élevaient à 6,5 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2016, soit 10% de moins qu'en 1990.

Egalement stables, les émissions des fluides frigorigènes n'ont guère évolué par rapport à l'année précédente. En revanche, celles qui sont générées pour certaines utilisations industrielles spécifiques et pour lesquelles des objectifs de réduction ont été convenus avec les branches concernées, ont nettement diminué entre 2015 et 2016.

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ATS