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Le gouvernement français s'est refusé à polémiquer avec l'économiste Thomas Piketty après son refus de la Légion d'honneur. Pour le secrétaire d'Etat Thierry Mandon, ce refus n'est pas motivé par "l'humilité" et la réforme fiscale souhaitée par l'économiste provoquerait une "protestation généralisée".

"C'est son choix. Il essaye de donner quelques conseils, ça fait partie du débat. Moi j'en resterai à cela", a pour sa part déclaré le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. En annonçant qu'il refusait la Légion d'honneur, Thomas Piketty a estimé qu'il ne revenait pas à un gouvernement "de décider qui est honorable".

"Ils feraient bien de se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe", a ajouté l'économiste, qui, avocat d'une grande réforme fiscale en France, a critiqué ces derniers mois l'"improvisation" de la politique du gouvernement en la matière.

Différence entre recherche et politique

Stéphane Le Foll a insisté sur la différence entre un chercheur "qui a des idées intéressantes mais qui est chercheur, qui est dans son bureau, qui fait des calculs, qui a comme responsabilité une démarche intellectuelle et puis la politique qui est confrontée à la réalité".

Le secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et à la Simplification, Thierry Mandon, a pour sa part regretté le refus de Thomas Piketty tout en estimant que la grande réforme fiscale prônée par l'économiste était inapplicable. "Cette réforme est tellement compliquée, elle est tellement globale et elle a de tels effets de redistribution entre les Français que, si on la faisait, il y aurait une protestation généralisée", a-t-il dit.

Rôle du gouvernement de désigner les méritants

Pour Thierry Mandon, "la Légion d'honneur distingue le mérite national (...) C'est bien le rôle du gouvernement et de la République de décider ceux qui sont méritants".

La secrétaire d'Etat chargée du Numérique Axelle Lemaire a critiqué pour sa part sur la forme la décision de Thomas Piketty. "La décision lui appartient. Après, c'est la manière de le faire. On peut refuser sans forcément le dire dans une dépêche AFP un 1er janvier", a-t-elle estimé.

"Peut-être qu'il confond le fait qu'une Légion d'honneur c'est une récompense pour un mérite qui est reconnu par la Nation et pas une adhésion à une politique économique d'un gouvernement".

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ATS