Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les écoles ont de la peine à engager des enseignants diplômés (image symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Les directeurs d'écoles peinent à engager des enseignants avec le bon profil et doivent souvent faire appel à du personnel moins qualifié. Aucune région de Suisse n'est épargnée.

Pour la rentrée prochaine, seuls 9% des directeurs romands et tessinois ont pu engager des enseignants diplômés, dont la formation correspond au profil des postes, a dit à l'ats Christian Berdoz, directeur de la Claceso, revenant sur une information publiée dans Le Matin Dimanche.

Dans 7% des cas, la formation ne correspondait pas au profil recherché. Les spécialistes remplacent les généralistes; stagiaires et étudiants comblent les lacunes. En Suisse alémanique, la pénurie semble moins marquée: 17% des directeurs ont trouvé des profs avec le bon CV.

C'est ce que révèle un sondage réalisé par la Conférence latine des chefs d'établissement de la scolarité obligatoire (Claceso) et le Verband Schulleiter Schweiz auprès de 1141 directeurs.

Les directeurs trouvent des enseignants pour les postes proposés, mais ils sont parfois obligés d'engager des personnes au profil moins qualifié que souhaité, stagiaires ou étudiants, souligne la Claceso. Toutefois, la majorité des engagements réalisés répondent aux exigences qualitatives de l'école.

Pénurie

En Suisse romande, un directeur sur deux (56%) a indiqué avoir des difficultés à engager des maîtres chargés de l'enseignement inclusif ou spécialisé. En Suisse alémanique, deux tiers des directeurs (63%) sont dans la même situation.

Et 21% n'arrivent pas à pourvoir ces postes, contre seulement 4% en Suisse romande. Chez les Romands, la pénurie est aussi forte pour l'enseignement de l'allemand, précise Christian Berdoz.

Profession dévalorisée

Le métier n'a plus la cote, a relevé Georges Pasquier, président du syndicat des enseignants romands (SER). "Les profs de la génération du baby boom partent à la retraite. On devrait donc en former davantage, mais au même moment, les collectivités publiques coupent dans les budgets."

Regroupement des classes, suppressions de mesures de soutien destinées à l'intégration des élèves à besoins particuliers, report de rénovations des infrastructures: ces mesures d'économies détériorent les conditions de travail du corps enseignant, avance la Claceso.

Sans oublier que le salaire varie d'un canton à l'autre. Pour rendre la profession plus attractive, il faudrait harmoniser les grilles salariales.

Georges Pasquier met aussi le doigt sur la qualité de la formation. Il déplore une formation limitée à trois ans pour les enseignants du niveau primaire.

ATS