Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La justice colombienne a blanchi l'ancien facilitateur suisse Jean-Pierre Gontard, qu'elle avait accusé de collusion avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). M. Gontard s'est déclaré très heureux de cette décision.

Ces accusations étaient "particulièrement injustes et inappropriées", a déclaré à l'ats M. Gontard, confirmant une information publiée par plusieurs médias romands.

Selon ces médias, le parquet colombien a rendu le 16 janvier une ordonnance de non-lieu. Il conclut que "Jean-Pierre Gontard n'a jamais eu de comportement illicite". "Les preuves réunies au cours de l'enquête montrent qu'il n'a jamais agi au bénéfice des FARC. Il ne partage ni leurs idées, ni leur idéologie (...). Ses intentions ont toujours été éminemment humanitaires."

"Heureux"

Dans une interview publiée sur le site du "Temps", l'ancien émissaire se dit "surtout heureux de ce qui justifie ce non-lieu. La justice colombienne a étendu l'enquête à l'ensemble de mes activités pendant une période de plus de dix ans et ce sont des considérations très positives et élogieuses qui appuient la décision", explique-t-il.

L'universitaire genevois était poursuivi pour "gestion de fonds d'une organisation terroriste". Le procureur général colombien l'avait accusé d'avoir remis personnellement 500'000 dollars à la guérilla pour la libération de deux employés de Novartis en 2001.

L'ancien ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos, devenu depuis le président de la République, avait affirmé en juillet 2008 que le nom de M. Gontard figurait à de nombreuses reprises sur l'ordinateur de Raul Reyes, le numéro deux des FARC éliminé par l'armée colombienne quelques mois plus tôt.

ATS