L'épidémie de pneumonie en Chine fait un premier mort

L'épidémie a fait sa première victime. Sept autres personnes se trouvent toujours dans un état sérieux (image symbolique). KEYSTONE/EPA FEATURECHINA/TOM XIONG sda-ats
Ce contenu a été publié le 11 janvier 2020 - 04:52
(ATS)

L'épidémie de pneumonie qui sévit dans le centre de la Chine a fait un premier mort, ont annoncé samedi les autorités sanitaires. Elles surveillent la maladie qui serait causée par un nouveau virus de la même famille que le Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère).

Sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus dans la grande ville de Wuhan (11 millions d'habitants), une personne est décédée, deux ont achevé leur traitement et sept sont toujours dans un état sérieux, a précisé la Commission municipale de l'hygiène et de la santé de Wuhan (centre), où l'épidémie est apparue.

Les autorités chinoises avaient indiqué auparavant que 59 personnes étaient touchées par l'épidémie. Celle-ci est apparue fin décembre à Wuhan, faisant craindre initialement une résurgence du Sras, qui avait tué 349 personnes en Chine continentale et 299 à Hong Kong en 2002-2003. La souche jusqu'ici inconnue est un coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. La Chine a depuis exclu une nouvelle réapparition du Sras.

Pas de nouveaux cas

"Aucun nouveau cas n'a été détecté depuis le 3 janvier 2020. A l'heure actuelle, aucune infection parmi le personnel médical n'a été diagnostiquée, et aucune preuve claire de transmission entre humains n'a été établie", a ajouté la commission.

Les patients sont principalement des exploitants d'entreprises sur un marché aux poissons à Wuhan, qui a été fermé le 1er janvier en raison de l'épidémie, selon la même source.

Les autorités à Hong Kong, région semi-autonome qui avait été durement touché par le Sras en 2002-2003, a depuis pris des précautions, notamment en intensifiant la désinfection des trains et des avions, et le contrôle des passagers.

Nouvel an

L'épidémie survient juste avant la période annuelle de voyage la plus dense du pays, les vacances du Nouvel An lunaire fin janvier, où des dizaines de millions de personnes prennent le bus, le train et l'avion.

A Hong Kong, 48 personnes ont été hospitalisées ces derniers jours après leur retour de Wuhan, selon les autorités locales. Les patients présentaient des symptômes grippaux, mais il n'a pas été confirmé qu'elles avaient contracté le mystérieux virus.

Les vacances à venir ont suscité des inquiétudes à Taïwan, pays où les fonctionnaires ont demandé au ministère de la Santé et des Affaires sociales de renforcer les contrôles de quarantaine dans les aéroports.

L'ambassade américaine à Pékin a averti mardi que les Américains qui voyagent dans le pays devraient éviter les animaux et les contacts avec des personnes malades.

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