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L'état de santé des étrangers en Suisse est un peu moins bon que celui des indigènes. Par manque de connaissances, notamment linguistiques, les migrants ont en revanche un rapport différent avec le système sanitaire. La prévention y prend moins de place.

Réalisée par les offices fédéraux des migrations (ODM) et de la santé publique (OFSP) six ans après le premier exercice du genre, la deuxième enquête sur l'état de santé des migrants confirme des évidences mais tord le cou à certaines idées reçues. Près de 3000 immigrants de Turquie, du Portugal, de Serbie, du Kosovo, de Somalie et du Sri Lanka ont répondu à un questionnaire en septembre 2010.

Les résultats montrent que les populations ayant récemment migré sont en relative bonne santé physique et psychique. C'est particulièrement le cas pour les personnes en provenance de Serbie et du Kosovo, moins en ce qui concerne celles venant de Turquie ou du Portugal, indique mardi l'OFSP dans un communiqué.

Sur la durée

Plus étonnant, les migrants arrivés depuis plus longtemps en Suisse présentent au contraire un état de santé majoritairement moins bon que les Suisses de même âge. L'OFSP avance comme possible explication que les jeunes migrants en bonne santé retourneraient dans leur pays alors que ceux souffrant d'une maladie resteraient en Suisse pour la soigner.

Les étrangers ne consultent cependant pas davantage que les Suisses, même si la différence est faible, relativise l'OFSP. Ils sont même moins souvent hospitalisés, à l'exception des visites aux urgences ou auprès du médecin de famille.

Maladies chroniques

Les offres de prévention sont moins utilisées par les migrants, ce qui peut occasionner des maladies chroniques par la suite. Encore faut-il comprendre les messages de prévention et se faire comprendre de son médecin.

Or entre 15% et 45% des personnes interrogées, selon les groupes de migrants considérés, n'arrivent pas à décrire clairement leurs problèmes au médecin ou ne parviennent que partiellement à comprendre celui-ci.

ATS