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L'appel en faveur d'un accueil généreux des réfugiés lancé au début octobre par l'évêché de Sion a touché les fidèles valaisans. En trois semaines, près de 250 offres d'action ont été recensées dans les paroisses.

"C'est une goutte d'eau dans l'océan", a admis le vicaire épiscopal Pierre-Yves Maillard lundi lors d'une rencontre avec la presse. L'évêché ne peut pas rester indifférent. L'accueil des personnes persécutées est une obligation morale de la déclaration des droits de l'homme, et aussi une exigence chrétienne.

Plusieurs associations caritatives ainsi que l'Eglise réformée se sont associées à l'appel de l'évêché. L'action a été lancée en collaboration avec les services de l'Etat.

L'approche se veut pragmatique. Loger des réfugiés chez des paroissiens ou dans des cures ne constitue pas une solution. L'Etat privilégie un hébergement indépendant de longue durée, une option que l'évêché considère aussi comme la meilleure.

Les réfugiés ont surtout besoin d'accompagnement, de contacts pour favoriser leur intégration culturelle et sociale. Il est important d'établir des liens de confiance. Mais aussi de proposer des cours de langue, des habits, des logements.

Un ton nouveau

L'appel de l'évêché est aussi à l'image de son nouvel évêque. Mgr Jean-Marie Lovey est un homme de cordialité et d'écoute, décrit Pierre-Yves Maillard. Il choisit la collaboration et le dialogue plutôt que la confrontation.

L'évêque ne cache pas qu'il aime la proximité avec les fidèles. Treize mois après son entrée en fonctions, il avoue que son principal regret est le manque de temps, pour le sport, la lecture ou pour suivre certains dossiers. "Mais je travaille lentement, j'ai du mal avec la culture de la rapidité", dit-il.

Visites épiscopales

Jean-Marie Lovey prendra donc le temps de visiter les paroisses du diocèse. La visite épiscopale, limitée à un week-end par le passé, va passer à une semaine. L'évêque veut s'immerger dans la vie de la paroisse.

La nouvelle formule deviendra réalité dès la mi-novembre. L'évêque passera une semaine dans un des secteurs pastoraux. Au programme: des messes, des entretiens avec des communautés religieuses, des fidèles, des prêtres, et aussi la visite d'un centre de réfugiés, d'un foyer pour personnes âgées, d'un centre médico-social.

L'évêque veut un dialogue ouvert et franc pour mieux comprendre les réalités du terrain. "Il y a un grand besoin d'écoute, à nous de répondre à cette attente", explique-t-il. Le nouveau ton de l'évêché répond aussi à celui du pape, un homme "qui cherche à être vrai", dit de lui Mgr Lovey.

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ATS