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L'évêque de Bâle Felix Gmür s'en prend au débat sur l'asile. Sur les questions de fiscalité et d'immigration, certains responsables politiques sont bornés, affirme-t-il dans une interview accordée à la Schweiz am Sonntag.

Il juge la proposition de fermer les frontières aux requérants d'asile inadéquate. "Cette idée ne profite à personne, pas même à la Suisse", soutient-il dimanche dans les colonnes du journal alémanique.

Le responsable du plus grand évêché du pays invite la Suisse à en faire plus au niveau de l'aide au développement. "Nous ne saisissons pas toutes les occasions pour promouvoir l'éducation, les infrastructures et l'Etat de droit, ce qui est regrettable", souligne-t-il.

Felix Gmür déplore aussi que Dame Helvétie collabore sans discernement avec des pays et des gouvernements qui exploitent l'homme et la Création et qui soutiennent des groupes extrémistes.

Des femmes à l'autel

Sur le plan religieux, le Lucernois n'est pas contre l'accès du sexe féminin à la prêtrise, même si l'Eglise catholique s'y oppose. "En suivant ma foi, je peux me représenter des femmes à l'autel", explique-t-il.

La commission biblique pontificale a conclu, en 1976 déjà, que dans le Nouveau Testament "aucun élément pertinent n'empêche aux femmes d'accéder à cette fonction". Seule la longue tradition justifie cet interdit, note l'évêque.

L'Eglise devrait à nouveau discuter du sacerdoce, selon lui. Elle prêche la même dignité entre hommes et femmes. "Nous pouvons dès lors développer la question de l'égalité des sexes pour laquelle nous luttons", précise-t-il.

L'évêque est favorable à ce que les femmes obtiennent plus de responsabilités et soient plus impliquées dans les prises de décisions. "Aujourd'hui, le pouvoir décisionnel repose uniquement sur le prêtre. Cela ne devrait pas être le cas", conclut-il.

ATS