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Des nanoparticules de polystyrène encapsulant les médicaments ou absorbées via l'alimentation peuvent modifier l'absorption du fer par l'intestin. Elle peuvent même peut-être affecter aussi celle de certaines vitamines, selon une étude publiée dimanche par la revue "Nature nanotechnology".

Chez des poulets exposés à haute dose à des particules de 50 nanomètres (milliardièmes de mètre) de diamètre, l'équipe de Michael Shuler (Université Cornell, Etats-Unis) a constaté une diminution de l'absorption du fer.

En cas d'exposition chronique, les villosités intestinales sont remodelées, accroissant la surface interne de l'intestin, ce qui permet de compenser la plus faible absorption par centimètre carré.

10 millions par cm2

D'une surface totale de 200 mètres carré (ou 2 millions de cm2), notre intestin grêle peut être exposé à 10 millions de nanoparticules par cm2, selon les chercheurs.

Dans les pays développés, une personne pourrait consommer quotidiennement plus de mille milliards de particules artificielles d'un diamètre allant d'un micron à quelques nanomètres, relèvent-ils, en se référant à des travaux publiés en 2002.

Si un homme de 70 kg prend un médicament qui lui fournit 0,02 mg de nanoparticules de polystyrène par kilo, la dose arrivant dans son intestin grêle correspondra à 10 millions de nanoparticules par cm2, expliquent les auteurs de l'étude. Des doses nettement plus élevées ont aussi été prises en compte par l'équipe américaine.

Réaction chronique

Les "nanoparticules de polystyrène utilisées dans ces expériences sont généralement considérées comme non-toxiques", soulignent les chercheurs. Cependant, les résultats laissent entrevoir la possibilité d'une réaction "chronique, nuisible", mais difficile à détecter.

D'autres éléments (calcium, cuivre, zinc) ou certaines vitamines liposolubles (A, D, E, K) pourraient aussi voir leur absorption intestinale modifiée, suggèrent-ils, invitant à poursuivre les recherches.

ATS