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L'Académie suédoise, qui décerne chaque année le prix Nobel de littérature, ne voit aucune raison de retirer celui attribué à Günter Grass, dont un récent poème critiquant Israël a suscité un tollé. L'écrivain allemand est devenu persona non grata dans l'Etat hébreu.

"M. Grass a reçu le prix Nobel en 1999 pour son mérite littéraire et son mérite littéraire uniquement, ce qui est le cas de tous les lauréats", a expliqué le secrétaire permanent de l'académie.

Dans "Ce qui doit être dit", poème en prose paru le 4 avril dernier dans le journal allemand "Süddeutsche Zeitung", Günter Grass, 84 ans, accuse Israël et son arsenal atomique de menacer la paix mondiale en faisant planer la possibilité de frappes préventives contre les sites nucléaires de l'Iran.

Lundi, le président de l'association israélienne des écrivains de langue hébraïque avait déclaré qu'il entendait demander au Comité Nobel de s'exprimer sur l'affaire. "Il ne s'agit pas de politique, mais de morale, car Grass est complice d'une opération de blanchiment des déclarations génocidaires des dirigeants iraniens", a-t-il dit.

ATS