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La Suisse doit suspendre les négociations avec l'Union européenne en vue d'un accord de libre-échange agricole. Par 26 voix contre 16, le Conseil des Etats a transmis mercredi une motion du National, au grand dam du gouvernement. Il a refusé néanmoins une rupture pure et simple des pourparlers.

La motion de Christophe Darbellay (PDC/VS) a fait des émules même dans le camp rose-vert. Elle demande au Conseil fédéral de suspendre "immédiatement" les négociations sur un accord de libre-échange dans le secteur agroalimentaire. La poursuite ne devra être envisagée qu'à la conclusion du Cycle de Doha de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Cycle de Doha à l'arrêt

Le Cycle de Doha est actuellement à l'arrêt; une situation qui ne risque pas de changer de si tôt, a signalé Johann Schneider-Ammann. Les appels du conseiller fédéral à éviter de bloquer les discussions avec l'UE par cette motion de défiance ont été vains. Les inquiétudes concernant le sort des paysans ont prévalu sur les autres arguments.

Un accord mettrait en danger l'existence de nombreuses exploitations agricoles et serait préjudiciable à l'auto-approvisionnement du pays, a relevé Peter Föhn (UDC/SZ).

Changement structurel

Les opposants à la suspension des discussions se sont inquiétés des répercussions de cette motion. Cela va envoyer un signal très négatif à l'UE au moment où la Suisse lui propose de négocier de manière coordonnée sur l'ensemble des dossiers, a fait valoir en vain Pankraz Freitag (PLR/GL).

Le changement structurel est déjà en cours pour l'agriculture, a relevé Anita Fetz (PS/BS). Plutôt que de bloquer l'ouverture des marchés, les paysans ont tout intérêt à mieux s'y préparer en diversifiant leurs produits et leurs activités.

Dans la foulée, la Chambre des cantons a adopté une motion chargeant le Conseil fédéral de dresser un état des lieux des négociations avec l'UE dans le secteur agro-alimentaire d'ici septembre.

ATS