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La Suisse et l'Autriche se sont entendues "sur le fond" dans leurs négociations pour un accord fiscal. Les ministres des finances des deux pays devraient le signer vendredi après-midi à Berne, selon la ministre autrichienne des Finances Maria Fekter. A Berne, on maintient le suspense.

"Le taux d'imposition devrait se situer entre 15% et 38%", a indiqué Mme Fekter, précisant que c'était inférieur à la fourchette convenue entre la Suisse et l'Allemagne. Le gouvernement autrichien prévoit d'obtenir grâce à cet accord des revenus supplémentaires d'environ un milliard d'euros d'ici la fin 2013, comme prévu dans la cure d'austérité adoptée par le Parlement autrichien fin mars.

Elle a encore rappelé qu'en Allemagne, l'évasion fiscale concerne les industries, les héritages et la fortune alors que l'argent autrichien sort du pays pour échapper à l'impôt sur les intérêts du capital et, parfois, celui sur le revenu.

Douze à vingt milliards

Pour l'heure, la Suisse ne confirme ni n'infirme l'information. Contacté par l'ats, Roland Meier, le porte-parole du Département fédéral des finances, n'a voulu faire aucune

Au taux unique pour un avoir autrichien non déclaré déposé dans une banque suisse s'ajoutera un impôt sur les intérêts, à hauteur de 25%. Ce système devrait rapporter quelque 50 millions d'euros dans les caisses de l'Etat autrichien. Les avoirs autrichiens en Suisse représentent entre 12 et 20 milliards d'euros, selon les estimations du gouvernement autrichien.

Impossible de prévoir comment vont se comporter les évadés fiscaux, qui auront dès lors, comme en Allemagne, trois possibilités: retirer leur argent, se dénoncer, ou payer l'impôt libératoire à la banque, qui le reverse à Vienne, et ainsi garder l'anonymat.

ATS