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L'Afghanistan en colère a réclamé justice aux Etats-Unis lundi au lendemain du massacre de 16 civils par un soldat américain, tout en s'efforçant d'éviter une nouvelle vague de violences. Mais le Pentagone a assuré qu'il serait poursuivi par la justice américaine.

En engageant ses forces dans un pays avec l'accord du gouvernement de ce pays, Washington prend toujours soin de signer des accords stipulant que d'éventuels crimes et délits commis par des militaires américains déployés soient jugés par la justice militaire américaine.

"Acte impardonnable"

Tôt dimanche, un militaire de la force de l'OTAN en Afghanistan (Isaf) a quitté sa base de Panjwayi, dans la province de Kandahar (sud). Il a abattu les occupants de trois maisons de villages alentours, dont neuf enfants et trois femmes, avant de brûler leurs corps, selon des sources afghanes et occidentales. Il est ensuite rentré à sa base, où il serait actuellement détenu.

Le président afghan Hamid Karzaï s'est entretenu par téléphone avec plusieurs témoins lundi. Un garçon de 15 ans, blessé à la jambe, lui a expliqué que le soldat américain "poursuivait les femmes et les insultait". "Il a tué mon oncle, son fils et sa fille, ma grand-mère et un de nos serviteurs", a énuméré le jeune homme.

Les talibans appellent à la vengeance

Les rebelles talibans, ont juré lundi de venger "chacun des morts" tués par "les sauvages malades mentaux américains", soulignant que "la majeure partie des victimes "sont des enfants innocents, des femmes et des vieillards".

Démentant la thèse officielle du soldat isolé, Abdul Rahim Ayobi, un député de Kandahar, a affirmé que le massacre avait été perpétré par "de nombreux soldats américains", d'après une enquête menée dans les villages endeuillés.

En visite en Afghanistan, la chancelière allemande Angela Merkel a indiqué n'être pas sûre que les 5000 soldats allemands déployés dans le pays puissent en partir comme prévu d'ici la fin 2014.

ATS