Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'attaque a tué un homme de 51 ans originaire du Bangladesh.

KEYSTONE/AP/MATT DUNHAM

(sda-ats)

L'homme qui a tué une personne et en a blessé onze autres près de la mosquée de Finsbury Park en début de semaine à Londres a été mis en examen pour "meurtre lié au terrorisme", ont annoncé le parquet et la police vendredi. Il a été maintenu en détention provisoire.

Cet homme de 47 ans, de Cardiff au Pays de Galles, a comparu vendredi devant le tribunal londonien de Westminster, pour une première audition après son attentat. Le parquet a décrit une personne "animée par des opinions politiques extrêmes et une haine personnelle des musulmans". Il a estimé qu'il a "agi pour tuer, mutiler, blesser et terrifier autant de personnes que possible".

Flanqué de trois agents de sécurité, le suspect, en tee-shirt blanc et pantalon de survêtement, a seulement pris la parole pour confirmer son identité, et expliquer qu'il était sans domicile.

Il a été maintenu en détention provisoire à l'issue de cette première audition. Une audience préliminaire doit se tenir le 27 juin devant la Cour criminelle d'Old Bailey.

L'homme tué lors de l'attaque était un musulman de 51 ans originaire du Bangladesh. Père de six enfants, il était aussi le grand-père de deux petits-enfants.

Extrême fébrilité

L'attaque est survenue dans un climat d'extrême fébrilité au Royaume-Uni, après trois autres attentats en trois mois, tous revendiqués par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui ont fait 35 morts.

La mosquée de Finsbury Park était connue au début des années 2000 comme un haut lieu des islamistes londoniens, qui y écoutaient les prêches enflammés d'Abou Hamza. Ce dernier a été condamné à la perpétuité en 2015 aux États-Unis, notamment pour terrorisme.

"Etat de choc"

La direction de la mosquée a changé depuis. "Notre communauté est en état de choc", avait dit lundi son président Mohammed Kozbar. Il avait appelé les fidèles à se montrer vigilants alors que des effectifs policiers supplémentaires ont été déployés à Londres pour "rassurer les communautés".

A la suite des attentats récents, le nombre d'agressions ou d'incidents antimusulmans a fortement augmenté dans le pays. A Londres, ils ont quintuplé depuis l'attentat sur le pont de Westminster qui a fait le 22 mars cinq morts et vingt blessés, avait indiqué début juin le maire de la ville Sadiq Khan. Il y a en moyenne vingt incidents anti-musulmans par jour.

ATS