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Le tribunal criminel de Genève a reconnu vendredi l'agresseur de Marina coupable de tentative de meurtre, mise en danger de la vie d'autrui et lésions corporelles graves. Il l'a condamné à 5 ans et demi de prison, lui reconnaissant une responsabilité légèrement restreinte.

L'homme, âgé de 30 ans, avait tiré un coup de feu en octobre 2010 à Lancy (GE) sur des adolescents avec qui il s'était disputé quelques minutes auparavant. Le projectile avait entaillé la joue d'un garçon avant de se loger dans la tête de Marina. La jeune fille, aujourd'hui âgée de 16 ans, a le visage à moitié paralysé.

Tentative de meurtre

Le tribunal n'a pas suivi le réquisitoire de la procureure qui réclamait dix ans de prison pour tentative d'assassinat. Les juges ont retenu la tentative de meurtre sur l'un des adolescents.

Le prévenu a effectivement "déclaré à plusieurs reprises qu'il voulait se faire le métis", a expliqué la présidente du Tribunal. Mais le tireur n'avait pas l'intention de tuer les trois autres adolescents, estiment les juges.

"Comme envoûté"

Le tribunal s'est fondé sur les conclusions de l'expert-psychiatre pour reconnaître une responsabilité légèrement restreinte à l'accusé au moment des faits. Le docteur avait diagnostiqué un trouble de la personnalité sur cet homme considéré comme immature et anxieux. Lui-même avait déclaré qu'au moment de tirer il était "comme envoûté, possédé".

A la décharge de l'accusé, les juges ont aussi retenu le repentir sincère dont il a fait preuve, en particulier juste après le drame. Le tireur a téléphoné à la police "après le coup de feu dans le souci de la victime", a relevé la présidente Catherine Gavin.

Indemnités

La peine privative de liberté de cinq ans et demi, sous déduction des 433 jours déjà passés en détention, est assortie d'un traitement ambulatoire pour le prévenu. Il devra aussi payer des indemnités pour tort moral, dont 75'000 francs pour Marina et 30'000 pour le jeune homme blessé à la joue.

L'avocat de Marina, François Canonica, estime que ce verdict est juridiquement juste car le droit suisse réprime l'intention et non le résultat. L'objectif de la famille était de traverser le procès sans haine et sans indulgence, ce qui est réussi, relève le défenseur.

ATS