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Le projet de loi pour l'encouragement des remontées mécaniques ne fait pas l'unanimité du Grand Conseil valaisan. Le parlement est entré en matière mardi, non sans critiques à l'égard des subventions à fonds perdus prévues par la loi (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le parlement valaisan s'est montré divisé mardi sur le principe d'aides financières à fonds perdu pour les remontées mécaniques. Ce point sera au centre des débats sur cette loi discutée jeudi.

Seule la gauche s'est opposée à l'entrée en matière acceptée par 101 voix contre 18 et une abstention. Mais le scepticisme n'a pas manqué durant le débat. Une partie de l'UDC et une partie du PDC ont aussi critiqué le principe des contributions à fonds perdus prévu dans la loi.

Le projet prévoit de soutenir les remontées mécaniques avec des subventions à fonds perdu de l'ordre d'une quinzaine de millions de francs par année durant dix ans. Le financement de ces montants a soulevé des questions.

Financement en question

La gauche a demandé, en vain, le renvoi du projet au Conseil d'Etat. Les budgets sont réduits partout, "l'Etat ne peut pas se permettre cette loi", a déclaré Doris Schmidhalter-Näfen (PS). Cette loi résume le tourisme aux remontées mécaniques et aux sports d'hiver, estime le Vert Thierry Largey.

Certains UDC et PDC ne soutiennent pas ces contributions à fonds perdu. Ils préfèrent un système de prêts sans intérêt et de cautionnement. Ils sont rejoints par le gouvernement cantonal qui s'est toujours montré critique à ce sujet.

Gouvernement sceptique

Le tourisme ne doit pas être subventionné par l'Etat, a déclaré le chef du département de l'économie Jean-Michel Cina. Actuellement, le canton dispose déjà d'une loi sur la politique régionale et d'une loi sur le tourisme qui permettent d'aider cette branche économique.

Le canton a fourni 50 millions de francs de prêts sans intérêt, 100 millions de francs de cautionnement et alimenté le fonds pour le tourisme de 40 millions de francs ces dernières années. Les remontées mécaniques en ont aussi bénéficié. "Attendre plus du Conseil d'Etat dans le contexte actuel est difficile", a dit M. Cina.

Le conseiller d'Etat s'est montré critique vis-à-vis de cette nouvelle loi. "C'est une législation du parlement, de la branche pour la branche", a-t-il résumé. Et le risque est de créer un oreiller de paresse pour les remontées mécaniques.

Le parlement doit aussi assumer ses responsabilités en matière de finances cantonales, a dit M. Cina. Pour financer ces aides, il faudra augmenter les recettes, donc les impôts, ou faire des économies, donc retirer de l'argent dans un autre domaine, au bénéfice exclusif des remontées mécaniques.

ATS

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