Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Malgré la réduction des violences en Syrie, la portée de l'aide n'a pas augmenté de manière notable (archives).

KEYSTONE/EPA/ABDO HAJJ AHMAD

(sda-ats)

Trois mois après la mise en place de zones de "désescalade" en Syrie, par la Russie, l'Iran et la Turquie, des centaines de milliers de civils sont encore privés d'aide humanitaire, selon l'ONU. En juillet, aucun convoi n'a pu parvenir dans onze zones assiégées.

Ursula Mueller, secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, a accusé jeudi le gouvernement syrien de bloquer les convois d'aide. Elle accuse également les groupes armés d'entraver l'accès des civils à ses convois, en particulier à Idlib et dans les gouvernorats de l'Est de la Syrie.

"Malgré la réduction des violences, nous n'avons pas réussi à augmenter de manière notable la portée (de l'aide)", a-t-elle déclaré au Conseil de sécurité. Au cours des deux derniers mois, seul un peu plus d'un tiers du million de Syriens qui vit dans des zones assiégées et difficiles à atteindre a reçu de l'aide, a-t-elle précisé.

Piégés dans Raqa

La situation est particulièrement difficile à Raqa où entre de 20'000 à 50'000 personnes, selon les estimations, sont piégées par l'offensive des Etats-Unis et de leurs alliés pour reprendre la ville au groupe Etat islamique (EI). "Il n'y a aucun moyen pour eux de sortir", a déclaré Ursula Mueller, mentionnant le danger des mines, des bombardements, des snipers et des frappes aériennes.

Des dizaines de civils ont été tués ou blessés par des raids aériens et des bombardements en juillet et plus de 30'000 personnes ont été déplacées depuis le 1er juillet, a ajouté la responsable humanitaire. Plus de 200'000 Syriens ont fui les combats à Raqa depuis le 1er avril, selon les chiffres de l'ONU.

ATS