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La police avait saisi un drapeau de l'EI et une arme à feu à leur domicile à Göttingen (archives).

KEYSTONE/AP dpa/STEFAN RAMPFEL

(sda-ats)

L'Allemagne va expulser vers leurs pays deux étrangers nés en Allemagne soupçonnés d'avoir préparé une attaque islamiste. Cette première reflète le durcissement des autorités allemandes après l'attentat de Berlin en décembre, qui avait fait douze morts.

Le tribunal administratif fédéral a donné son feu vert à l'expulsion des deux hommes, un Nigérian de 22 ans et un Algérien de 27 ans, interpellés le 9 février à Göttingen (centre) dans le cadre d'un vaste coup de filet, a annoncé mardi le ministre de l'intérieur de Basse-Saxe.

Les deux hommes, placés en détention provisoire, étaient soupçonnés par la police de préparer un attentat islamiste. Connus pour leur appartenance aux milieux salafistes, ils étaient classés comme potentiellement "dangereux".

Un drapeau de l'EI ainsi qu'une arme à feu avaient été saisis chez eux, à Göttingen, où ils vivaient avec leurs familles. L'attentat "aurait pu avoir lieu à n'importe quel moment", avait indiqué la police, sans toutefois pouvoir établir si les armes saisies étaient prévues pour servir à cet acte.

Pas d'enquête pénale

Le parquet n'avait pas vu matière à enquête pénale, considérant que, même si les deux suspects avaient évoqué la possibilité de commettre un attentat, ils n'avaient rien décidé de concret.

Le ministre de l'intérieur de Basse-Saxe avait malgré tout décidé de lancer une procédure d'expulsion, contestée par les deux hommes devant le tribunal fédéral administratif, qui a finalement validé leur expulsion.

Selon l'agence allemande DPA, ils devraient être expulsés rapidement et se verront notifier une interdiction définitive de revenir en Allemagne.

Cette décision illustre le durcissement des autorités allemandes après l'attentat au camion-bélier, commis le 19 décembre sur un marché de Noël à Berlin, qui a fait douze morts. L'auteur de l'attaque, un Tunisien de 24 ans, avait vu sa demande d'asile refusée, mais n'avait jamais été expulsé du fait, selon Berlin, du manque de coopération des autorités tunisiennes.

A la fin février, le gouvernement de la chancelière Angela Merkel a adopté un projet de loi visant à accélérer les expulsions des milliers de demandeurs d'asile déboutés et celles des étrangers jugés dangereux pour la sécurité nationale ou dont la demande d'asile a été rejetée.

ATS

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