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L'Allemagne a dit mercredi adieu au monument qui devait célébrer à Berlin sa Réunification. Raison invoquée: l'augmentation jugée trop importante des coûts générés par le projet.

La commission du budget du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, a en effet décidé qu'il n'était plus possible de soutenir financièrement ce projet dont le budget devait passer de 10 à 15 millions d'euros, un dépassement supplémentaire n'étant pas à exclure, selon le ministère allemand des Finances.

La ministre fédérale de la Culture, Monika Grutters, a déploré une décision qui "affecte d'abord les nombreux partisans et promoteurs enthousiastes qui ont initié et accompagné ce projet pendant des années". La décision de construire ce "Monument dédié à l'Unité et à la Liberté" avait été prise par le Bundestag le 9 novembre 2007, date anniversaire de l'ouverture du Mur de Berlin 18 ans plus tôt.

Mais des problèmes ont très vite ralenti les premiers travaux, notamment la découverte d'une mosaïque issue d'un premier monument à la gloire de l'empereur Guillaume 1er ainsi que la présence d'une colonie d'une espèce rare de chauves-souris à protéger.

Grande passerelle

Des défis techniques ont par ailleurs contribué à augmenter les coûts de ce monument qui devait prendre la forme d'une grande passerelle incurvée, surmontée des mots "Wir sind das Volk, wir sind ein Volk" ("nous sommes le peuple, nous sommes un peuple").

La première partie de cette inscription reprenait le slogan scandé par les manifestants réclamant le changement en RDA et qui ont abouti à la chute du Mur de Berlin.

L'abandon du projet laissait mercredi un goût amer à certains commentateurs. Le quotidien Die Welt y voyait "un échec embarrassant". L'Allemagne est-elle assez forte, s'interrogeait le journal, puisqu'elle ne parvient même "pas à ériger un symbole de ce qui constitue le coeur de son unité".

ATS