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L'Américain David Malpass nommé président de la Banque mondiale

L'Américain David Malpass, un soutien fidèle de Donald Trump et pourfendeur d'institutions internationales "inefficaces", a été nommé à la tête de la Banque mondiale (archives). KEYSTONE/FR171401 AP/SAIT SERKAN GURBUZ sda-ats
Ce contenu a été publié le 05 avril 2019 - 20:49
(Keystone-ATS)

L'Américain David Malpass a été officiellement nommé président de la Banque mondiale. Il prendra ses fonctions mardi pour un mandat de cinq ans, a indiqué vendredi l'institution de développement dans un communiqué.

M. Malpass, 63 ans, un fidèle soutien du président Donald Trump, était jusqu'ici sous-secrétaire au Trésor américain en charge des affaires internationales. Il a été "unanimement sélectionné" par le conseil d'administration de la Banque mondiale, dit le communiqué.

Une règle tacite veut que la direction de l'institution revienne à un Américain et celle du Fonds monétaire international (FMI) à un Européen. M. Malpass était le seul candidat présenté.

Cet arrangement entre les principaux actionnaires des deux institutions financières internationales a été beaucoup critiqué notamment par les pays émergents, qui sont les principaux récipiendaires de leurs conseils et de leurs aides. Malgré des promesses d'ouverture, la règle n'a jamais été enfreinte.

"Eliminer l'extrême pauvreté"

"Notre mission est plus urgente qu'elle ne l'a jamais été. La pauvreté extrême touche toujours 700 millions de personnes et bien que la croissance mondiale soit positive, trop de gens ne voient aucun progrès dans leurs conditions de vie", a dit M. Malpass dans un message aux employés de la Banque.

"Face à ces défis, notre double objectif d'éliminer l'extrême pauvreté et de partager la prospérité avec tous sont plus justifiés qu'ils ne l'ont jamais été", a-t-il ajouté.

La candidature de M. Malpass avait suscité des inquiétudes du fait qu'il avait reproché en 2017 aux institutions internationales d'être dépensières, "pas très efficaces" et "souvent corrompues dans leurs pratiques de prêts". Il a, depuis, mis de l'eau dans son vin et souligné vendredi que la Banque "était financièrement solide et bien équipée en outils et talents pour arriver à des succès quantifiables".

A la tête de la Banque mondiale, il remplace Jim Yong Kim. Ce dernier avait créé la surprise en janvier en annonçant sa démission alors que son second mandat devait le mener jusqu'en 2022.

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