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L'Américain Jim Yong Kim a été nommé lundi président de la Banque mondiale. Présenté par Washington, l'expert des questions de santé publique âgé de 52 ans succédera le 1er juillet et pour cinq ans à son compatriote Robert Zoellick.

Contrairement aux élections précédentes, la décision n'a pas été prise à l'unanimité. Le médecin né en Corée du Sud a été préféré à sa rivale, l'ex-ministre des Finances du Nigeria Ngozi Okonjo-Iweala.

L'Europe occidentale, le Japon, le Canada et plusieurs pays émergents, dont la Russie, le Mexique et la Corée du Sud, tous alliés de Washington, ont fait basculer la décision du conseil d'administration.

Présidence aux Américains

Depuis sa création, par les accords de Bretton Woods en 1944, la Banque mondiale a toujours été présidée par un Américain, la direction générale du Fonds monétaire international (FMI) revenant à un Européen selon une règle de répartition non écrite mais qui n'avait pas été directement remise en cause jusqu'à présent.

A l'inverse de ses onze prédécesseurs, M. Kim n'est pas issu des milieux de la politique, de la banque ou de la diplomatie. En choisissant ce médecin et anthropologue de formation, le président américain Barack Obama avait surpris nombre d'observateurs. "Il est temps qu'un professionnel du développement dirige la plus importante agence mondiale de développement", avait-il expliqué.

Ancien expert du sida à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Jim Yong Kim s'est consacré à la lutte contre les maladies dans les pays pauvres, la tuberculose en Haïti ou au Pérou notamment.

ATS