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Dix ans, jour pour jour, après le grounding de Swissair, l'ancien patron de la compagnie aérienne défunte, Mario Corti, règle ses comptes avec l'élite suisse d'alors. Dans une interview à l'hebdomadaire alémanique "Sonntag", il affirme que la compagnie aurait pu être sauvée.

"Il n'existait et n'existe aucun doute qu'un sauvetage du groupe Swissair était absolument possible même après les événements tragiques du 11-Septembre", estime rétrospectivement Mario Corti. Le grounding et ses conséquences n'ont été en aucun cas une catastrophe naturelle inévitable, relève-t-il.

"Le grounding et le sursis concordataire étaient prévus et ont été acceptés consciemment par les auteurs spirituels du plan Phoenix. La Confédération s'est décidée seulement ensuite de venir en aide, affirme Mario Corti. Aujourd'hui, on sait que ce fut une solution "très coûteuse".

Confiance perdue

"Ma confiance personnelle en certains représentants de l'élite helvétique a été en tout cas profondément et probablement anéantie pour toujours", écrit l'ancien patron. Reste à espérer que le grounding inutile et évitable de Swissair demeure une catastrophe unique qui ne se répétera pas, poursuit-il.

Aujourd'hui encore, Mario Corti aurait cédé son poste de chef des finances pour reprendre la direction générale de Swissair. "Je ne pouvais assurément pas me douter en mars 2001 que les assurances faites par les hautes sphères seraient sans valeur et que je devrais être confronté à l'infamie au cours de la crise."

Crise qui remonte au début des années 1990 jusqu'à l'effondrement le 2 octobre 2001. Ce jour-là, la flotte de Swissair est immobilisée, marquant le dernier acte de la débâcle de la compagnie aérienne nationale à court de liquidités. Swissair disparaît définitivement le 31 mars 2002 au terme de 71 années d'existence. La nouvelle compagnie Swiss s'envole le 1er avril.

ATS