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L'année 2018 devrait être la quatrième la plus chaude

Le secrétaire général de l'OMM Petteri Taalas affirme que des pays montrent que des taxes favorisant les véhicules électriques peuvent être couronnées de succès.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

L'année 2018 devrait être la quatrième la plus chaude. En marge de ces données, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a estimé jeudi à Genève que les gilets jaunes en France montrent la difficulté pour les gouvernements d'atténuer le changement climatique.

Sur les 10 premiers mois de l'année, la température moyenne en surface était supérieure de près de 1°C à celle de l'époque préindustrielle, selon la Déclaration provisoire sur l'état du climat mondial. Cette année devrait être "la plus chaude année" marquée par un courant froid La Niña, a dit devant la presse le secrétaire général de l'OMM Petteri Taalas.

Trois pays ont été confrontés à un record de chaleur. Si un épisode de courant chaud El Niño se concrétise dans les prochains mois, un scénario probable à environ 80%, 2019 sera sans doute plus chaude.

"Nous ne sommes pas en voie d'atteindre les objectifs fixés" et "d'endiguer la hausse de la température", selon Taalas. Il rappelle les données publiées la semaine dernière sur les concentrations record des émissions de gaz à effet de serre.

Face aux discours de remise en cause assénés sur les réseaux sociaux par le président américain Donald Trump ou le président élu du Brésil Jair Bolsonaro, M. Taalas estime que ces indications sont parmi les plus importantes à relayer auprès des dirigeants qui se réuniront dès dimanche à la COP. "Si la tendance se poursuit, la température risque d'augmenter de 3 à 5°C d'ici la fin du siècle", ajoute-t-il.

Appel lancé par plusieurs patrons suisses

Cette situation constituerait une menace considérable pour la production alimentaire. Et en cas d'utilisation de l'ensemble des ressources non renouvelables, la hausse "sera nettement plus importante".

Les rapports de l'OMM ont des effets sur les discussions entre les différents Etats, explique un autre responsable de l'organisation. Sans cette institution et le Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), la communauté internationale n'aurait pas réussi à trouver des compromis, affirme-t-il.

M. Taalas ajoute qu'un arrangement dans les prochaines semaines sur les principes d'application de l'Accord de Paris n'est pas garanti. Celui-ci vise à maintenir la hausse de la température moyenne dans le monde à une valeur aussi proche que possible de 1,5 °C.

Egalement jeudi à Genève, les dirigeants d'une cinquantaine d'entreprises membres d'une Alliance pour le climat du Forum économique mondial (WEF) ont appelé les responsables politiques à collaborer davantage pour des solutions à basses émissions de CO2. Les patrons des groupes suisses ABB, LafargeHolcim, Syngenta, Swiss Re ou encore UBS figurent parmi les signataires de la lettre ouverte.

Le mouvement des gilets jaunes montre "à quel point" il est difficile pour un gouvernement d'atténuer le changement climatique, ajoute encore de son côté M. Taalas. Mais le secrétaire général relève que la Norvège, les Pays-Bas ou la Finlande ont montré que des taxes qui favorisent les véhicules électriques peuvent être couronnées de succès.

Lutte anti-malnutrition

Parmi les autres données dévoilées jeudi, le niveau de la mer de janvier à juillet était lui plus élevé d'environ 2 à 3mm par rapport à la même période l'année dernière. L'étendue de la banquise arctique a été bien inférieure à la normale depuis le début de l'année.

Elle a même affiché des records à la baisse en janvier et février. Le maximum annuel, observé en mars, figure au troisième rang des plus bas jamais constatés. Le minimum de septembre est lui sixième.

De son côté, l'étendue de la banquise antarctique est aussi bien inférieure à la normale depuis janvier. Le minimum a été atteint fin février et il est l'un des deux plus bas jamais relayés.

Parmi les conditions météorologiques extrêmes, le nombre de tempêtes a dépassé la moyenne dans la partie Nord, affichant un record dans le Pacifique Nord-Est. De nombreuses inondations ont aussi été observées dans plusieurs régions du monde de même que des sécheresses inhabituelles cet été dans le nord de l'Europe. Celles-ci sont liées aux changements dans l'Arctique qui devraient se poursuivre.

Les situations climatiques extrêmes se répercutent sur la lutte contre la malnutrition, qui est repartie à la hausse selon l'ONU. Par ailleurs, elles sont également responsables de plusieurs millions de déplacés internes, affirment des chiffres récents.

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