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Mexico - La flambée de violence meurtrière se poursuit dans le nord-est du Mexique après le massacre de 72 émigrés clandestins par un gang. Un raid militaire à la frontière américaine s'est soldé jeudi par le décès de 25 suspects près de Monterrey, la capitale industrielle du pays.
Les militaires, qui ont eu trois blessés dans leurs rangs, ont aussi libéré trois personnes séquestrées par les suspects lors de cette intervention dans la localité de Ciudad Mier, entre Monterrey et la frontière, a précisé la 4e Région militaire mexicaine dans un communiqué.
Un massacre de 72 émigrants clandestins a été découvert la semaine dernière dans cette même région, proche de la frontière américaine du Texas.
Quatre clandestins ont survécu à cette tuerie commise par le gang des "Zetas", qui les séquestrait, a affirmé jeudi un des rescapés, un jeune Equatorien de 18 ans. Un autre survivant est Hondurien, a-t-il ajouté.
"Nous sommes quatre à en avoir réchappé, tous les autres sont morts", a-t-il déclaré, en précisant que le groupe de 76 clandestins avait été enlevé le 21 août. Cet Equatorien, blessé par balles lors de la tuerie, avait donné l'alerte le 23.
Le même gang des "Zetas" est également soupçonné de plusieurs attentats à l'explosif commis depuis dans la région, ainsi que de la disparition de deux policiers et du meurtre d'un maire.
L'affrontement à Ciudad Mier, jeudi, a eu lieu "à la mi-journée", selon le service médico-légal du Parquet local, qui a précisé à l'AFP que "les corps étaient transportés à Monterrey".
L'opération a eu lieu dans un camp d'entraînement des hommes de main d'un gang, selon les médias locaux.
Elle s'est soldée par 25 tués parmi les suspects, et la saisie d'armes et de grenades, de "4200 cartouches" et de "23 véhicules, dont deux maquillés aux couleurs de l'armée", selon l'armée.
Les "Zetas", encadrés par d'anciens militaires d'élite, disputent dans cette région la suprématie du trafic et de l'approvisionnement de l'énorme marché américain de la drogue au cartel dit "du Golfe", leur ancien employeur.
"La guerre est chaque fois plus cruelle entre les groupes du crime organisé dans leur concurrence pour les territoires, les marchés et les itinéraires", déclarait jeudi matin le président mexicain, Felipe Calderon, dans le discours où il présentait son bilan annuel gouvernemental.
Le bilan de cette "guerre des cartels" avoisine 28 000 tués, entre règlements de comptes et affrontements avec la police et l'armée, depuis la prise de fonctions de Felipe Calderon, en décembre 2006.
Il avait d'emblée érigé en cause nationale la lutte contre les trafiquants et a déployé contre eux 50 000 militaires en renfort de la police.

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ATS