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Divisée depuis 2012 entre secteurs prorégime et secteurs rebelles, la métropole d'Alep est un enjeu principal du conflit (ici une photo prise le 5 juin dernier).

KEYSTONE/AP Civil Defense Directorate in Liberated Province Aleppo

(sda-ats)

L'armée syrienne a coupé jeudi, après de violents combats, la dernière route d'approvisionnement des rebelles assiégés à Alep. Elle a mené cette offensive en dépit de la trêve de trois jours annoncée mercredi pour l'Aïd el Fitr, qui marque la fin du ramadan.

Les forces du régime de Bachar al-Assad se sont emparées d'une position rebelle à un kilomètre de la route dite du Castello, dernier axe de ravitaillement des quartiers tenus par les rebelles dans l'est d'Alep, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Selon l'ONG, basée à Londres, les troupes loyalistes "n'ont jamais été aussi proches" de cette route, "désormais à portée de leurs tirs". "Si elles parviennent à consolider leurs positions, les quartiers insurgés seront totalement assiégés".

"Personne ne peut entrer"

L'encerclement des secteurs d'Alep aux mains des insurgés, qui comptent au moins 250'000 habitants, est l'un des principaux objectifs des forces gouvernementales. Première ville de Syrie avant la guerre civile avec plus de deux millions d'habitants, elle est depuis des années l'un des principaux enjeux du conflit.

"Actuellement, personne ne peut entrer ni sortir d'Alep", a expliqué à Reuters Zakaria Malahifdji, membre du groupe rebelle local Fastakim. Selon lui, les forces gouvernementales ont reçu des renforts en provenance du Sud et sont appuyées par des combattants iraniens.

"Toutes les organisations ont dépêché des renforts et cherchent à reprendre les positions conquises par le régime, mais la situation est très mauvaise. Le régime a disposé durant la nuit d'une intense couverture aérienne", a ajouté un autre représentant des rebelles.

Malgré la trêve

Les combats ont lieu malgré une nouvelle annonce de trêve par le régime décrétée de mercredi à vendredi. L'OSDH l'a qualifiée de "ruse cynique". Selon cette organisation proche de l'opposition, ce "régime de calme" vise à donner à la Russie une occasion d'afficher son soutien à un cessez-le-feu et de permettre à l'armée d'exploiter la situation pour gagner du terrain autour d'Alep.

Le ministère français des affaires étrangères a de son côté estimé que cette trêve est insuffisante et ne sera jugée qu'à l'aune des résultats sur le terrain. Elle reste "largement en-deçà des engagements pris à Vienne en faveur d'une trêve durable et globale", a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay.

Mercredi déjà, le régime avait poursuivi ses raids aériens et ses tirs d'artillerie contre les secteurs rebelles d'Alep, et les insurgés avaient bombardé les quartiers prorégime. Jeudi, trois civils ont péri dans des tirs rebelles, selon l'OSDH.

Ces derniers mois, toutes les tentatives de faire respecter les trêves, notamment à Alep, ont échoué de même que les efforts d'un règlement du conflit déclenché en mars 2011.

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ATS