Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Après le drame de Saint-Léonard (VS), où un jeune homme de 23 ans a tué son amie de 21 ans avec une arme militaire début novembre, les cantons et l'armée ont décidé d'améliorer leurs échanges d'information. Un groupe de travail a été chargé de proposer des solutions.

Il faut trouver des voies qui permettent "d'optimiser" la communication entre l'armée et la police, a déclaré samedi matin Karin Keller-Sutter, présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP) à la radio alémanique DRS.

Il s'agit notamment de régler le moment à partir duquel les cantons devraient avoir l'autorisation de transmettre à l'armée un avis de danger d'atteinte à la sécurité publique. Mais comme dans toute procédure pénale, il faut que la présomption d'innocence soit respectée, "on marche donc sur la corde raide", a poursuivi Mme Keller-Sutter.

Le secrétaire général de la CCDJP Roger Schneeberger estime lui aussi qu'il n'est pas possible de mettre rapidement en place un échange automatique d'information. La loi actuelle ne le permet pas forcément. "Il faudra peut-être une modification de la loi", a dit M. Schneeberger sur les ondes de la DRS.

Canton du Valais actif

Le canton du Valais ne veut pas non plus rester inactif après le drame du vendredi 4 novembre. Jean-Pierre Gross, procureur général valaisan, a indiqué jeudi qu'un groupe de travail a déjà été mis sur pied "pour voir sur quelles bases légales nous pouvons retirer l'arme militaire dans le cas d'une instruction. Une directive pourrait indiquer aux policiers la marche à suivre".

Selon M. Gross, dans l'affaire de St-Léonard, "le séquestre (de l'arme militaire) ne s'imposait pas. Mais s'il avait été ordonné, ça ne m'aurait pas choqué". Le jeune homme de 23 ans avait en effet déjà eu affaire à la justice valaisanne. Son arme militaire n'avait toutefois pas été saisie.

Il avait été inculpé en 2010 pour différentes infractions contre le patrimoine ainsi que pour consommation de stupéfiants. Il avait en outre été condamné en 2008 à une peine pécuniaire avec sursis pour menaces et dommages à la propriété.

ATS