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La bombe de 170 kg a été désamorcée sur place, avant d'être transférée par un véhicule militaire vers un champ de tir.

KEYSTONE/AP/GIANNIS PAPANIKOS

(sda-ats)

L'ordre d'évacuation générale de trois quartiers de Thessalonique en vigueur depuis 09h00 dimanche a été levé dans l'après-midi après que l'armée greque a désamorcé une bombe de la Seconde Guerre mondiale. Les 70'000 habitants concernés ont pu regagner leur foyer.

"L'opération est terminée, tout s'est bien passé", a annoncé le préfet de région, Apostolos Tzitzikostas en mileu d'après-midi, quatre heures après l'entrée en scène de l'armée. L'engin de 170 kg a d'abord été désamorcé sur place, avant d'être transféré vers un champ de tir situé à proximité.

"Jamais une bombe d'une telle puissance n'a été retrouvée dans une zone aussi densément peuplée" en Grèce, a ajouté M. Tzitzikostas. Il s'est félicité de la discipline montrée selon lui par les quelque 70'000 habitants contraints d'évacuer leur domicile.

Située dans une banlieue populaire proche de Thessalonique, la zone avait été bouclée dans un rayon de 1,9 kilomètre autour de la bombe. Celle-ci avait été découverte la semaine dernière, enfouie près d'une station service.

"Son mécanisme de mise à feu était en très bon état, et c'est ce qui nous inquiétait", a expliqué le porte-parole local de l'état-major, Nikos Phanios. Il a précisé que la bombe était de fabrication américaine.

Déminage retardé

Selon des témoignages relayés par les médias grecs, mais non confirmés officiellement, la bombe aurait été larguée par l'aviation britannique en 1943. Ce bombardement sur une ville alors aux mains de l'occupant nazi aurait tué des centaines de Saloniciens.

L'entrée en action des démineurs, prévue à 09h00, avait été un peu retardée le temps que la police retire une caméra placée au dessus du site par un média grec en violation des consignes. Au début de l'opération dans la matinée, la zone offrait une image de ville morte.

"Peur des voleurs"

Selon un commerçant de la zone, Stelios Orphanos, des habitants pourraient toutefois être restés cloîtrés chez eux pendant l'opération. "Beaucoup ont peur des voleurs", en dépit du déploiement d'un millier de policiers pour sécuriser la zone, a-t-il affirmé à l'AFP dans la matinée avant de quitter les lieux.

Quelque 400 réfugiés hébergés dans un camp proche du site ont également été évacués durant l'opération. Nombre d'entre eux en ont profité pour participer à une visite du musée archéologique de la ville, organisée à leur demande par le ministère à la Politique migratoire.

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ATS