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L'armée irakienne et les miliciens chiites qui l'appuient ont pris mardi le contrôle du centre-ville d'Al-Alam, dans les faubourgs de Tikrit. Il s'git du dernier verrou avant un assaut contre la ville de l'ancien dictateur Saddam Hussein, aux mains du groupe Etat islamique (EI) depuis l'été dernier.

Cet assaut pourrait désormais être lancé dès mercredi, pronostiquent des membres des services de sécurité. Depuis le début de leur offensive sur Tikrit, le 2 mars, l'armée irakienne et ses forces supplétives progressent lentement face aux tireurs embusqués et aux bombes dissimulées par l'EI.

Des observateurs redoutent par ailleurs des représailles contre les civils de la part des miliciens chiites dans cette région à majorité sunnite, pour venger les meurtres commis par l'EI. Selon des responsables locaux, des maisons ont été incendiées par des miliciens à Albou Ajil, un village proche d'Al-Alam. Aucun acte de représailles n'a été observé à Al-Alam.

La prise de Tikrit par les forces gouvernementales ouvrirait la voie à une offensive contre Mossoul, la plus grande ville du nord de l'Irak contrôlée par les djihadistes depuis juin 2014.

Mais l'EI semble résolu à défendre Tikrit jusqu'au bout. Il y a acheminé des renforts des provinces plus au nord, où il s'est du coup exposé à une offensive lancée lundi par les forces kurdes pour éloigner les djihadistes de la ville de Kirkouk, à 120 kilomètres environ au nord-est.

"Cri de ralliement"

A Strasbourg devant le Parlement européen, le roi Abdallah de Jordanie a affirmé mardi que l'absence de solution politique au conflit israélo-palestinien, vieux de plus de soixante ans, affaiblit la confiance dans le droit international et sert de justificatif aux djihadistes.

"Cela fournit aux extrémistes un cri de ralliement très puissant. Ils exploitent les injustices et ce conflit persistant pour bâtir leur légitimité et recruter des combattants étrangers à travers l'Europe et le monde", a-t-il dit devant le Parlement européen.

"Comment pouvons-nous gagner la bataille idéologique si nous ne traçons pas la voie vers une paix israélo-palestinienne?", a-t-il demandé.

"Guerre mondiale"

"Nous et les autres Etats arabes et musulmans ne défendons pas seulement notre peuple mais aussi notre foi. C'est un combat qui doit être mené en premier lieu par les nations musulmanes, un combat à l'intérieur de l'islam", a aussi dit Abdallah, dont cette visite était la quatrième à Strasbourg.

Il a toutefois souligné le caractère global de ce combat en comparant le développement de mouvements islamistes armés en Asie et en Afrique à la montée du fascisme et du nazisme dans l'Europe des années 30. "La guerre européenne est devenue une guerre mondiale. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une guerre similaire".

Le souverain hachémite a aussi rappelé les efforts considérables de son pays pour accueillir des réfugiés, notamment des chrétiens irakiens et des Syriens, au nombre de 1,4 million, soit 20 % de la population. "C'est plus que si la France accueillait l'ensemble de la population de la Belgique", a-t-il encore relevé.

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ATS