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L'armée philippine en phase de reconquête dans la ville de Marawi (archives)

KEYSTONE/EPA/JEOFFREY MAITEM

(sda-ats)

L'armée philippine a affirmé dimanche s'être emparée du centre de commandement des djihadistes qui se sont soulevés en mai dernier dans la ville de Marawi. Ils y seraient toujours retranchés.

Voilà quatre mois que les militaires philippins sont engagés dans de violents combats de rue pour déloger les insurgés, qui se réclament du groupe Etat islamique (EI). L'armée a affirmé qu'elle s'était emparée du centre de commandement à l'issue d'une bataille sanglante engagée déjà la veille dans une mosquée et un autre bâtiment.

"Cette prise énorme affaiblit encore le groupe terroriste en le privant de son ancien centre de commandement et de contrôle", a déclaré dans un communiqué le général Eduardo Ano.

"Les opérations de nettoyage se poursuivent et nous nous attendons à ce que l'ennemi abandonne davantage de positions occupées par le passé, ce qu'il ne fera pas sans combattre. Nous sommes prêts pour cela", a-t-il ajouté.

A la chasse à Hapilon

Les combats avaient débuté fin mai à la suite d'une tentative ratée d'arrêter Isnilon Hapilon, l'un des hommes les plus recherchés au monde, considéré comme le chef de file de l'EI en Asie du Sud-Est.

Des centaines de militants armés, parmi lesquels des combattants étrangers, avaient alors semé le chaos dans Marawi, se retranchant dans des quartiers de la ville.

L'armée, qui n'est toujours pas parvenue à les déloger, avait expliqué que la tentative de capture d'Hapilon avait poussé les djihadistes à lancer prématurément un projet de prise de contrôle de cette ville pour en faire un califat inspiré de celui créé par l'EI en Syrie et en Irak.

Près d'un demi-million de personnes ont fui à cause de ces combats dans lesquels plus de 800 combattants djihadistes, civils et militaires ont péri, selon le gouvernement philippin.

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ATS