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L'Armée syrienne libre, qui voit des milliers de soldats du régime rejoindre ses rangs, a revendiqué mercredi une attaque survenue à l'aube contre un centre des services secrets près de Damas. La Ligue arabe réunie à Rabat a donné trois jours à Damas pour accepter son plan.

L'attaque menée par des militaires dissidents est une première en huit mois de contestation contre le régime. Aucune information sur d'éventuelles victimes, tant du côté des services secrets que des déserteurs, n'était disponible dans l'immédiat.

L'Armée syrienne libre (ASL) a été créée en juillet par le colonel Riad al-Assad, qui a déserté et s'est réfugié en Turquie. L'ASL, qui a revendiqué plusieurs opérations ayant fait des morts et des blessés parmi les forces du régime, a par ailleurs annoncé la création d'un conseil militaire provisoire pour faire tomber le régime, protéger la population et prévenir l'anarchie.

3500 morts

Les défections et les affrontements entre soldats de l'armée régulière et déserteurs se sont multipliés ces dernières semaines dans le pays, où la répression de la contestation a fait plus de 3500 morts, selon l'ONU. Mercredi, les violences ne faiblissaient pas. Elles auraient fait au moins dix-sept morts dont huit militaires, selon une ONG.

L'attaque de mercredi est survenue quelques heures avant une réunion de la Ligue arabe à Rabat afin d'entériner la décision de suspendre Damas des travaux de l'organisation. "Il faut tout faire pour arrêter l'effusion de sang qui se poursuit en Syrie", a déclaré le secrétaire général de la Ligue.

Délai de trois jours

A cet effet, la Ligue arabe a donné un nouveau délai de 3 jours, à compter de mercredi, pour que la Syrie mette fin à la répression. Si Damas n'obtempère pas des "sanctions économiques" seront adoptées contre le régime, a assuré le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar Hamad ben Jassem.

Dans un communiqué conjoint, les ministres ont mis en garde "contre toute intervention étrangère en Syrie".

ATS