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Le pouvoir vénézuélien a affirmé dimanche avoir déjoué une "attaque terroriste" contre une base de l'armée. Selon Caracas, deux assaillants ont été tués et 8 capturés, a déclaré le président Nicolas Maduro à la télévision d'Etat.

KEYSTONE/AP/JUAN CARLOS HERNANDEZ

(sda-ats)

Le pouvoir vénézuélien a affirmé dimanche avoir déjoué une "attaque terroriste" contre une base de l'armée. Selon Caracas, deux assaillants ont été tués et 8 capturés, a déclaré le président Nicolas Maduro à la télévision d'Etat.

Ces événements se sont déroulés dans une base militaire de Valencia, à 180 km au nord de Caracas. Il s'agit d'une "attaque terroriste de type paramilitaire", a affirmé dans un communiqué le ministre de la Défense, Vladimir Padrino.

Elle a été "perpétrée par un groupe de délinquants civils portant des tenues militaires et un lieutenant déserteur", a assuré le ministre, qui l'a qualifiée de "spectacle de propagande" et d'"acte désespéré".

Le chef des armées, le général Jesus Suarez, avait auparavant fait état d'un mort et un blessé grave lors de cette attaque que l'armée a assuré avoir réprimé rapidement.

Lourd dispositif

Un lourd dispositif militaire, avec notamment des blindés, était déployé dimanche matin aux alentours de la base militaire de Valencia survolée par des hélicoptères, selon des journalistes de l'AFP sur place, qui ont également entendu plusieurs détonations au loin.

Selon le ministre de la Défense, les assaillants faits prisonniers ont avoué avoir été recrutés "par des militants de l'extrême droite vénézuélienne en contact avec des gouvernements étrangers", et les forces de sécurité sont encore à la recherche "d'une partie du groupe, qui a réussi à s'emparer de quelques armes".

Elections libres demandées

Une vidéo supposément tournée dans un régiment de blindés de Valencia circulait dimanche sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias vénézuéliens. "Nous exigeons la formation immédiate d'un gouvernement de transition et des élections générales libres", y affirmait un homme présenté sous le nom de capitaine Juan Caguaripano, flanqué de 15 personnes en tenue de camouflage, certaines d'entre elles armées.

Principal pilier du pouvoir chaviste, la puissante armée vénézuélienne est jusqu'à présent restée sourde aux appels de l'opposition pour qu'elle rejoigne son camp. Le pays est toujours secoué par une vague de manifestations antigouvernementales qui ont fait 125 morts depuis avril.

ATS