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Les Arméniens se sont rendus aux urnes dimanche pour élire leur nouveau Parlement. Le scrutin a des allures de test, le régime ayant promis des élections démocratiques quatre ans après une présidentielle controversée marquée par des affrontements sanglants.

Les deux favoris sont des partis de la coalition gouvernementale, notamment la formation du président Serge Sarkissian, le Parti républicain. Des enquêtes d'opinion ont placé en seconde position le mouvement Arménie Prospère, dirigé par un millionnaire et ancien champion de bras de fer, Gaguik Tsaroukian, un allié du parti du chef de l'Etat.

Les premiers résultats devraient être connus dans la nuit ou au plus tard lundi matin. A la mi-journée, 35,5% des électeurs s'étaient rendus aux urnes, selon la Commission électorale.

Il s'agit de la première élection au niveau national depuis la présidentielle de 2008. A l'époque, la victoire de M. Sarkissian avait déclenché des manifestations de l'opposition qui avaient dégénéré en affrontements après l'intervention de la police, faisant 10 morts.

350 observateurs

"Je veux que tout soit calme, pacifique et en conformité avec la loi (...). C'est la garantie pour le progrès", a déclaré, après avoir voté, le président Sarkissian. "Ce n'est pas important combien de gens votent pour Tsaroukian, Tsaroukian veut que tout aille bien pour tout le monde", a de son côté déclaré M. Tsaroukian, parlant de lui à la troisième personne, dans sa ville natale, Abovian.

Les autorités de ce pays de 3,3 millions d'habitants ont promis des élections transparentes et démocratiques pour l'attribution des 131 sièges de l'Assemblée nationale et éviter de nouveaux débordements.

Le mouvement d'opposition Congrès national arménien, dirigé par un ancien président, Levon Ter-Petrossian, fer de lance de la contestation en 2008, a pour sa part averti que si le scrutin devait être entaché par des fraudes massives, il appellerait à des manifestations.

ATS