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L'arrestation du chef du parti local de Karachi provoque la panique

Ce contenu a été publié le 03 juin 2014 - 14:14
(Keystone-ATS)

La métropole pakistanaise Karachi était en proie à des scènes de panique après l'arrestation à Londres du chef du plus puissant parti de la ville. Des hommes ont incendié au moins six autobus, une voiture et cinq rickshaws dans différents secteurs malgré un appel au calme du parti.

La police de Londres a arrêté en milieu de journée Altaf Hussain, chef du Muttahida Qaumi Movement (MQM). Il a été appréhendé pour son implication présumée dans des détournements de fonds, selon des sources concordantes.

"Nous demandons à tous nos partisans de rester pacifiques, calmes et unis", a déclaré à l'AFP Khawaja Izhar ul Hassan, un haut responsable du MQM.

Epiceries prises d'assaut

Malgré cet appel, des familles ont accouru dans les épiceries pour faire le plein de denrées alimentaires. Elles craignent que la métropole ne soit paralysée pendant plusieurs jours, ou qu'elle s'enfonce davantage dans la violence, dès l'annonce flashée par les chaînes d'information pakistanaises.

Le Royaume-Uni a aussitôt annoncé la fermeture "temporaire" de son consulat à Karachi et la police locale était en état d'alerte. "Nous avons resserré la sécurité autour des consulats, en particulier celui de la Grande-Bretagne", a déclaré le chef de la police de Karachi, Ghulam Qadir Thebo.

La tension s'accroît

Karachi, plus grande ville et capitale économique du Pakistan, est déjà en temps normal secouée par des violences nourries par les rivalités politiques, économiques et ethniques. Celles-ci ont atteint un niveau sans précédent ces dernières années.

La tension y est donc encore montée d'un cran avec l'arrestation d'Altaf Hussain, fondateur du MQM. Ce dernier est le parti des "Mohajirs", musulmans venus d'Inde lors de la partition sanglante de l'ex-colonie britannique en 1947 et qui se sont installés principalement à Karachi.

Trafic et meurtres

Altaf Hussain s'était exilé à Londres en 1992, alors que les autorités entamaient l'opération "Clean Up". Elle visait à purger la métropole économique de ces rivalités politiques et violences aux allures de guérilla urbaine.

Depuis la capitale anglaise, il contrôle toujours d'une main de fer ce parti soupçonné de trafics de toutes sortes et du meurtre de nombreux opposants.

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