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Le public pourra déambuler autour des "empreintes" déposées sur un socle.

Guy Rebmeister

(sda-ats)

François Daireaux a ramené d'Inde des bracelets en verre qu'il a fait fondre dans des moules d'anciennes verreries lorraines. Son travail questionne la mondialisation, la production de masse et les croisements de cultures. A découvrir dès mercredi au mudac à Lausanne.

L'exposition "Blow Firozabad Bangles" - en français "Les bracelets soufflés de Firozabad" - est le résultat de multiples allers-retours de l'artiste entre Firozabad et Meisenthal, en Moselle. Firozabad est une ville ouvrière du nord de l'Inde où la quasi-totalité des 600'000 habitants travaillent pour la production verrière.

A travers une installation et un film de 64 minutes, François Daireaux témoigne des conditions de travail difficiles de ces ouvriers indiens, qui oeuvrent à des cadences infernales. Pendant deux ans, il a photographié, filmé et réalisé l'inventaire d'une partie de leur production qu'il a ensuite "délocalisée" en France.

Anciens moules

Il a emmené au Centre international d'art verrier (CIAV) de Meisenthal une collection de 404 toras, des bouquets de bracelets (bangles) en verre que l'on relie par une ficelle pour les transporter. Ces bracelets ont ensuite été fondus et soufflés dans 404 moules différents, sauvés des anciennes verreries lorraines.

"Ils ont fondu une tora, avec la ficelle, dans chacun des moules", a expliqué à l'ats Amélie Bannwart, conservatrice de la collection d'art verrier contemporain. Résultat: des "empreintes" où se croisent le travail des artisans indiens et lorrains.

Assis par terre

Le mudac expose ces 404 "empreintes" - qui prennent la forme de vases - sur un socle autour duquel le visiteur déambule avant d'entrer dans une salle noire où le film Firozabad est projeté. Sans chaises ou presque. "L'artiste souhaite que le public s'asseye par terre, comme les Indiens qui travaillent au sol", glisse Mme Bannwart.

Une troisième salle, à l'étage, retrace le processus créatif de l'artiste, avec des croquis et des dessins préparatoires en regard des photographies qu'il a prises à Firozabad. L'exposition est à découvrir jusqu'au 11 février 2018.

En parallèle, le mudac donne carte blanche au studio de designers hollandais Wieki Somers. Le duo présente une série d'objets qui se démarquent par leur ingéniosité et leur fantaisie et qui "sortent de l'ordinaire", comme l'explique le titre de l'exposition "Out of the ordinary".

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ATS